Il n’empêche pourtant que cette pratique existe chez certains couples. Si des personnes avaient pour habitude de regarder les messages WhatsApp, Instagram ou encore les SMS de leur partenaire, une application pourrait aussi se retrouver désormais dans leur viseur. L’autrice Lindsey Hall explique par exemple avoir utilisé l’ordinateur portable de son partenaire dans le cadre professionnel, sauf qu’elle est tombée sur son historique de questions posées à l’intelligence artificielle ChatGPT. Une découverte qui a finalement mené à une rupture.

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« Il ne s’agissait pas d’infidélité ni de trahison spectaculaire. Ce que j’ai découvert était pire : son incertitude », explique-t-elle. « J’ai découvert que mon ex-petit ami s’interrogeait sur ses sentiments et son attirance pour moi », ajoute l’autrice. Son ex-compagnon avait en effet demandé à ChatGPT s’il devrait être amoureux après plus de trois mois de relation, expliquait son rapport à l’attirance physique et affirmait finalement « ne pas être fier d’elle ».

Les réponses de ChatGPT allaient dans son sens. « Ce fil de discussions était programmé pour être d’accord avec lui et prêt à assimiler ses réflexions cruelles pour les transformer en conclusion raisonnable », explique-t-elle. Ces échanges avec ce robot IA ont directement impacté la jeune femme, qui a mis un terme à la relation.

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L’utilisation de l’intelligence artificielle pour poser des questions intimes devient de plus en plus commune et banalisée. Selon une étude réalisée par l’institut belge de sondages, Dedicated, auprès de 1.000 participants majeurs, une personne sur quatre a déjà utilisé une IA « dans un contexte sentimental ou sexuel ».

« Trois Belges sur quatre ne seraient pas à l’aise si leur partenaire utilisait une IA dans un cadre sexuel. Une gêne plus marquée chez les femmes que chez les hommes. Et seul un Belge sur quatre se déclare à l’aise avec cette idée », indique l’étude.