Né le 17 août 1965, le sexagénaire a été exclu du bénéfice des allocations de chômage le 1er janvier 2015 et a introduit une demande de revenu d’intégration sociale auprès du CPAS de Verviers.
Il a réussi à faire condamner le CPAS à lui verser un revenu pendant de longues années. Mais il est apparu que l’intéressé avait hérité de deux maisons et de grosses sommes d’argent de son père, mais aussi de sa marraine. Il avait alors plus d’un million d’euros à disposition, mais il a décidé de ne pas accepter de suite la succession…
« Je n’ai jamais travaillé »
« Je n’ai jamais travaillé », a précisé le prévenu. « Je n’ai jamais caché l’existence de la succession de ma marraine. Mon raisonnement n’a rien de frauduleux. L’argent appartient à la succession de ma marraine », a poursuivi l’homme, alors qu’un compte à son nom a été ouvert. Il était également titulaire d’une carte lui permettant d’accéder aux sommes.
« On m’a nanti d’une carte bancaire, mais je ne l’ai jamais utilisée. Je suis trainé dans la boue, souillé, noirci », s’était-il offusqué.
Un montant de 114 659,57 euros a été saisi.
Comme il n’a pas manqué de le préciser de manière piquante aux verbalisants lors de son audition du 13 mai 2024, puisqu’il est de notoriété commune qu’il n’a travaillé que deux ans, il est donc fait choix d’une peine de travail qui apparaît évidente au Tribunal.
Le tribunal est en effet convaincu du caractère curatif et dissuasif de cette peine et de la nécessité de l’imposer au prévenu.
Le tribunal a prononcé la confiscation de 114 659,57 euros en partie pour le CPAS et en autre partir pour le SPF justice qui a payé les honoraires des avocats qui ont travaillé à défendre le sexagénaire.
Il devra en outre payer une indemnité de procédure de près de 8 000 euros au CPAS de Verviers.