20 millions d’euros

Il y a tout juste un an et demi, Alexandre Dallemagne, nouveau directeur du Monde Sauvage d’Aywaille, dévoilait ses plans : faire enfin entrer le parc dans le XXIe siècle, en phase avec les préoccupations des visiteurs et le bien-être des animaux. Pour y parvenir, un investissement global de 20 millions d’euros était annoncé et, au menu : des logements, des espaces sauvages agrandis, une ouverture toute l’année et… des félins « lâchés » dans la savane.

On s’en doute, il n’est pas question de faire côtoyer les zèbres, les gnous, les lions (et les visiteurs motorisés) mais, avec le nouvel enclos inauguré ce jour, l’impression est celle d’une liberté (relative) retrouvée.

Avec l’idée de « laisser aux lions la possibilité de choisir leurs déplacements et leur zone de vie », le nouvel enclos, six fois plus vaste (6.500 m²) doit permettre aux lions « d’exprimer davantage de comportements naturels », doit-on comprendre, « réduisant le stress, favorisant l’activité et plus globalement la santé ».

Un nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage.Un nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage.Un nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage. ©Gilles LemoineUn nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage.Un nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage.Un nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage. ©Gilles LemoineUn nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage.Un nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage.Un nouvel espace pour les lions du Monde Sauvage. ©lemoine gillesAlexandre Dallemagne, directeur du Monde Sauvage d'Aywaille.Alexandre Dallemagne, directeur du Monde Sauvage d'Aywaille.Alexandre Dallemagne, directeur du Monde Sauvage d’Aywaille. ©lemoine gillesEn immersion

C’est sous la houlette de l’architecte paysager Luc Petit que ce travail de fourmi a donc été réalisé, pour aménager cette partie de la savane jusqu’ici peu exploitée. Ainsi, comme les suricates, nouveaux pensionnaires du parc et nouveaux voisins des lions, les félins disposent d’un enclos qui ambitionne de se rapprocher au maximum des « standards sauvages ». Exit les barrières, les fosses et les murs de bétons… ou presque.

« Tout est en effet dissimulé derrière de la végétation pour donner l’impression qu’il n’y a pas de frontière », détaille l’architecte. « Nous jouons sur les reliefs, sur les clôtures dissimulées, sur les sols qui se prolongent derrière les vitres, sur les vues également qui donnent l’impression d’être avec les animaux. » Littéralement en immersion.

Derrière une vitre transparente de 5 cm d’épaisseur, le félin se dévoile… de l’autre côté du ravin dissimulé sous le feuillage, il se promène sur la « butte aux lions ». Le tout (presque) intégré au safari puisque les zèbres et autres girafes pourront également approcher les félins, même si les zones seront en réalité bien distinctes.

Enfin, un travail discret à l’œil mais titanesque a été réalisé sur le drainage de cette zone naturellement humide, pour effacer au maximum cette impression de « gadoue » qui collait aux bottes du Monde Sauvage.

200.000 visiteurs par an

La suite est connue… Dans le safari, on observe déjà les espaces transformés, avec des reliefs ajoutés afin d’augmenter l’impression de mystère et de découverte.

Bientôt, des lodges permettront d’observer au plus près les lions tandis que la réalité virtuelle fera son entrée dans le parc, au sein de bâtiments flambant neufs. À l’horizon 2030, il s’agit de passer de 100.000 à 200.000 visiteurs par an.