« La direction a fait une proposition et a apporté un éclaircissement par rapport à l’une de nos demandes mais cela ne nous convient pas vraiment, explique Charles Kinif. On a un réel manque de confiance en l’entreprise. Une nouvelle rencontre doit avoir lieu avant vendredi. En attendant d’obtenir des choses qui nous conviennent, la grève se poursuit. »
Le permanent précise notamment que la direction a garanti aux agents philipevillains que leur service ne bougerait pas pendant douze mois.
Une proposition inéquitable
« Mais ailleurs, c’est 18 à 24 mois, relève Charles Kinif. Où est l’équité par rapport aux autres agents de bpost ? Depuis le début, la cinquantaine d’agents de Philippeville n’obtient pas de réponses claires de la direction à leurs demandes légitimes et ils se sentent méprisés. Ils sont excédés. Nous sentons, de la part de la direction, une volonté de répondre à tout prix à la demande des gros distributeurs de colis, comme Amazon et d’imposer ce projet-pilote. »
Les agents vont peut-être même décider de hausser le ton en bloquant, par exemple, le centre de tri de Fleurus qui alimente les trois quarts de la Wallonie.
De son côté, la porte-parole de bpost, Laura Cerrada Crespo, assure que « La rencontre de ce mardi matin a été constructive. On essaye de trouver des solutions et de dégager la situation en mettant la priorité sur le dialogue. On espère toujours une reprise rapide du travail ».
En attendant que ce conflit, qui dure déjà depuis plus d’une semaine, se résolve, les habitants des communes de Walcourt, Philippeville, Doische, Florennes et Cerfontaine ne reçoivent plus de courrier. Seuls quelques colis sont distribués depuis Fleurus.