Angela Merkel regrette la position de retrait adoptée par l’Europe, qui se place en situation de dépendance vis-à-vis des États-Unis. « Nous ne pouvons pas nous contenter du fait que Donald Trump maintienne le contact avec la Russie. »
Une dépendance déjà pointée par les Américains, sur le plan militaire, qui exhortent les Européens à investir davantage dans leur propre défense.
Des discussions sont notamment en cours concernant la nomination d’un envoyé spécial chargé des pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine. Cette initiative, accueillie positivement par les deux belligérants, apparaît d’autant plus nécessaire que l’effort diplomatique américain est presque totalement tourné vers l’Iran.
Mais cette nomination se heurte à certaines réticences, comme l’explique Politico. L’actuel chancelier allemand Friedrich Merz, issu du même parti qu’Angela Merkel, émet quelques doutes concernant la nécessité d’un tel émissaire. « Avant tout, nous espérons renforcer la volonté de Moscou de s’asseoir à la table des négociations. Tant que le gouvernement russe ne sera pas prêt à négocier, nous n’avons pas besoin de prendre de décision concernant notre représentation », a-t-il déclaré.
Angela Merkel blâme la Pologne et les pays baltes pour l’invasion de l’UkraineQui pour représenter l’Union ?
Par ailleurs, selon le Financial Times, Angela Merkel est une candidate potentielle, mais celle-ci estime qu’elle n’est pas la mieux placée pour endosser ce rôle. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne devraient discuter de cela lors d’une réunion à Chypre la semaine prochaine. Outre l’ex-chancelière, d’autres personnalités ont été citées pour endosser cette responsabilité, telles que l’ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, le président finlandais, Alexander Stubb, ainsi que son prédécesseur, Sauli Niinistö.