L’accident n’a certainement pas abattu les Blauw en Zwart. Loin de là. S’ils auraient espéré qu’un penalty leur soit aussi accordé pour une faute de bras de Koke, ils ont même pris les choses en main. Onyedika, à deux reprises, Diakhon et Tresoldi ont tenté leurs chances. Quand l’un ouvrait trop le pied, l’autre butait sur un Oblak bien averti. Les hommes de Leko auraient, eux, dû l’être davantage sur le corner botté Griezmann juste avant la pause : passant sous le nez de tous les Brugeois, le ballon n’aurait pas pu mieux tomber pour Lookman.
Cyniques, Llorente et compagnie ont surtout essayé de frustrer la bande à Vanaken. Que ce soit en raison de leur faculté à mener en ayant absolument rien créé du tout ou en raison de leurs fâcheuses manies de perdre du temps après 10 minutes de jeu à peine, de casser le rythme, de se laisser tomber… À ce stade de la plus grande compétition de clubs au monde, l’expérience que peuvent avoir des vainqueurs de Coupe du monde comme Griezmann ou Alvarez fait la différence.
Mais les détails aussi. Et le corps arbitral s’est montré minutieux au moment de déterminer que Tresoldi n’était pas hors-jeu sur la phase où Onyedika a réduit le score, dès la reprise. De quoi faire justice aux efforts du Club Bruges, tout relancer et faire redescendre des Madrilènes, qui se voyaient déjà qualifiés, de leur nuage. Sous l’impulsion du Jan Breydel et le regard de Rudi Garcia, Tresoldi a même égalisé. Mais l’euphorie a, le temps d’un instant, laissé place aux regrets quand Ordonez a dévié un centre de Llorente au fond de ses propres filets. C’était sans compter une nouvelle égalisation, plus que méritée, de Tzolis en toute fin de partie.
Aller chercher une qualification pour affronter Liverpool ou Tottenham en huitièmes au Metropolitano sera une autre paire de manches. C’est sûr. Mais les troupes de Leko y arriveront tout de même habitées d’espoirs, pleinement conscients qu’ils sont capables, même sans Forbs, jugé pas apte ce mardi vu sa blessure au pied, de faire poser tant de problèmes à l’Atlético. Ce sera compliqué, mais loin d’être impossible…
CLUB BRUGES : Mignolet ; Sabbe (81e Siquet), Ordonez, Mechele, Seys (86e Meijer) ; Onyedika, Stankovic (86e Lemaréchal) ; Tzolis, Vanaken, Diakhon (81e Campbell) ; Tresoldi (76e Vermant).
ATLÉTICO MADRID : Oblak ; Molina (90e + 1 Le Normand), Pubill, Hancko, Ruggeri ; Simeone, Llorente, Koke (90e + 1 Cardoso), Lookman (62e Baena) ; Alvarez, Griezmann (66e Sorloth).
Arbitre : M. Glenn Nyberg (Suè).
Cartes jaunes : Pubill, Onyedika, Baena.
Buts : 8e sur pen. Alvarez (0-1), 45e + 4 Lookman (0-2), 52e Onyedika (1-2), 60e Tresoldi (2-2), 79e csc Ordonez (2-3), 90e + 1 Tzolis (3-3).