Seuls les représentants du PTB, des Engagés, d’Ecolo et de DéFI ont donc répondu à l’appel du PS.
Responsabilité dans la montée
La « Charte de la démocratie » pose les bases d’un cordon sanitaire politique face à la montée de l’extrême droite. Il implique d’éviter toute collaboration avec cette dernière. Or, affirme le chef des libéraux, la gauche porterait « une responsabilité écrasante dans la montée des extrêmes ».
Pour le MR, un cordon sanitaire devrait également être appliqué au PTB ainsi qu’aux partis « communautaristes ». Et Georges-Louis Bouchez de regretter par la même occasion de voir son parti être régulièrement accusé « de dérive droitière, de racisme fantasmé et d’accointances imaginaires avec l’extrême droite » par les troupes de Paul Magnette.
« Instrumentalisation » du cordon
Le libéral estime que le cordon sanitaire médiatique, qui intime de ne pas donner la parole à l’extrême droite, serait aujourd’hui « instrumentalisé » en faveur de la gauche. « Lorsqu’il ne s’applique qu’à l’extrême droite, jamais à l’extrême gauche ni aux partis islamistes ou autres extrémistes, il cesse d’être un outil de protection de la démocratie pour devenir un instrument de gestion du paysage idéologique. »
Le MR précise qu’il s’opposera systématiquement à tout texte de loi qui ne pourrait passer qu’avec le soutien du PTB ou du Vlaams Belang.
Du côté du PS, on dit regretter « évidemment le refus du président du MR de venir autour de la table » pour participer à un débat « qui porte justement sur la lutte contre les extrêmes ».