Seuls les représentants du PTB, des Engagés, d’Ecolo et de DéFI ont donc répondu à l’appel du PS.

Responsabilité dans la montée

La « Charte de la démocratie » pose les bases d’un cordon sanitaire politique face à la montée de l’extrême droite. Il implique d’éviter toute collaboration avec cette dernière. Or, affirme le chef des libéraux, la gauche porterait « une responsabilité écrasante dans la montée des extrêmes ».

En 2023, Georges-Louis Bouchez affirmait que les propos de Conner Rousseau tombaient sous le coup de la Charte de la démocratie

Pour le MR, un cordon sanitaire devrait également être appliqué au PTB ainsi qu’aux partis « communautaristes ». Et Georges-Louis Bouchez de regretter par la même occasion de voir son parti être régulièrement accusé « de dérive droitière, de racisme fantasmé et d’accointances imaginaires avec l’extrême droite » par les troupes de Paul Magnette.

« Instrumentalisation » du cordon

Le libéral estime que le cordon sanitaire médiatique, qui intime de ne pas donner la parole à l’extrême droite, serait aujourd’hui « instrumentalisé » en faveur de la gauche. « Lorsqu’il ne s’applique qu’à l’extrême droite, jamais à l’extrême gauche ni aux partis islamistes ou autres extrémistes, il cesse d’être un outil de protection de la démocratie pour devenir un instrument de gestion du paysage idéologique. »

Les Engagés mettent sur le même plan l’extrême gauche et l’extrême droite : pas question pour eux de travailler avec le PTB

Le MR précise qu’il s’opposera systématiquement à tout texte de loi qui ne pourrait passer qu’avec le soutien du PTB ou du Vlaams Belang.

Du côté du PS, on dit regretter « évidemment le refus du président du MR de venir autour de la table » pour participer à un débat « qui porte justement sur la lutte contre les extrêmes ».