Découvrez les 51 finalistes des Belgium Startup Awards 2026
Mardi et mercredi, les finalistes – répartis en six catégories (B2B, B2C, IA, plateformes… – ont eu l’occasion de défendre une dernière fois leur cause face à des jurys composés d’experts et de personnalités de l’écosystème entrepreneurial belge (entrepreneurs, investisseurs, partenaires, etc.). « Chaque start-up disposait de 5 minutes pour pitcher en anglais, explique Nicolas Debray, fondateur et organisateur des BSA. Il y avait, ensuite, 10 minutes de questions/réponses ».
Les jurés étaient appelés à évaluer chaque start-up, sur une échelle de 1 à 5, au regard de huit critères : mission et objectif ; innovation ; scalabilité du modèle d’affaire ; viabilité financière ; traction commerciale ; équipe et leadership ; collaborations ; réalisations et reconnaissances.
Le dernier mot reviendra au public : du 25 au 31 mai, il sera en effet possible de voter en ligne dans les différentes catégories (https://www.startupawards.be/online-voting).
De Kiev à Bruxelles
Dans un écosystème toujours très masculin et où l’intelligence artificielle devient de plus en plus incontournable, il reste de la place pour des projets à impact portés par de jeunes entrepreneures.
C’est le cas de BeerCrackers, un projet lancé l’année dernière, à Bruxelles, par Anna Ponomarenko. Cette Ukrainienne a dû fuir Kiev, lors de l’invasion russe en 2022, avec sa fille Masha. Dans un premier temps, elle a lancé une gamme de collations saines (bonbons sans sucre et chips de pomme).
guillement
C’est le premier en-cas véritablement conçu pour accompagner la bière. »
Depuis un an, Anna Ponomarenko développe une gamme de crackers dans une approche d’économie circulaire. « Les bières belges méritent des en-cas de qualité !, raconte-t-elle avec une énergie et un sourire débordants. BeerCrackers, c’est le premier en-cas véritablement conçu pour accompagner la bière ».
Start-up et scale-up : nouveaux viviers d’emplois pour l’économie belge ?
Fabriqués en Belgique à partir de drêches de brasserie, les BeerCrackers sont « nés de la bière et conçus pour la bière ». Ils sont actuellement commercialisés dans une trentaine de lieux, principalement des bars indépendants, à Bruxelles et à Tongres.

Amélie Nguyen lors du « pitch » d’Ecopop, le 19 mai à Bruxelles. ©PFLBon pour les fesses et la planète !
Amélie Nguyen dégage la même énergie débordante qu’Anna Ponomarenko. Jeune bio-ingénieure, elle a fondé Ecopop en 2024 après avoir travaillé plusieurs années comme consultante pour le secteur pharmaceutique (UCB, GSK, Pierre Fabre). « C’est lors d’un break de quelques mois en Australie que j’ai découvert le concept du papier toilette recyclé », explique-t-elle juste après avoir pitché Ecopop devant le jury de la catégorie « consumer ».
guillement
« Je veux rendre le développement durable simple, ludique et accessible. »
De retour en Belgique, elle décide d’adapter le concept en bannissant les produits toxiques (colorants, parfums, etc.). « Je veux rendre le développement durable simple, ludique et accessible. Avec Ecopop, on chouchoute les fesses et la planète ! », lance-t-elle.