Une enquête a débuté et a permis l’identification et l’interpellation d’un suspect. L’individu avait été filmé alors qu’il tentait d’enlever un chat et avait été interpellé par des témoins.
Il a également été dénoncé par une lettre anonyme le désignant comme étant l’auteur des faits.
Entre 10 et 30 chats
Celui-ci a été arrêté et privé de liberté le lundi 20 avril. L’homme est connu de la Justice. Il a, à tout le moins, admis avoir enlevé un chat et lui avoir donné la mort.
Le Juge d’instruction a inculpé ce dernier de vol et de s’être livré, sans motif légitime, à des actes qui ont eu pour conséquence de faire périr sans nécessité un animal ou de lui causer sans nécessité des lésions, mutilations, douleurs ou souffrances (infractions au code wallon du bien-être des animaux) et a décerné mandat d’arrêt à son encontre.
Il n’est pas simple d’établir le nombre exact de faits commis par l’intéressé car certains chats n’ont pas été retrouvés et d’autres peut-être même pas signalés.
Il arrive malheureusement que des ouvriers communaux ou des sociétés prennent en charge les dépouilles sans vérifier que l’animal soit muni d’une puce ou encore la manière dont le décès est survenu.
Certains évoquent des chiffres entre 10 et 30 chats disparus.
« Il regrette les faits »
Plusieurs inspecteurs chargés du bien-être animal s’attellent à vérifier la téléphonie du suspect pour démontrer son implication dans diverses disparitions. C’est alors qu’un détail encore plus glaçant intervient.
Une source proche du dossier confie que l’intéressé s’est filmé alors qu’il torturait un chat ! Des images qui seraient « horribles », selon cette personne.
On nous précise également que plusieurs personnes de l’entourage proche du suspect étaient au courant de ses comportements déviants…
L’instruction judiciaire devra déterminer les circonstances exactes des faits liés aux différents signalements de disparitions de chats dans les communes de Seraing et de Saint‑Nicolas.
Plusieurs personnes ont d’ores et déjà déposé des plaintes et devraient pouvoir se constituer partie civile dans ce dossier.
Me Dorothée Galopin et Me Philippe Zevenne qui assurent les intérêts de l’inculpé ont plaidé la poursuite de la détention sous la surveillance d’un bracelet électronique.
« Il est difficile d’expliquer le comportement de notre client à ce stade », indique Me Galopin. « Nous pouvons juste dire qu’il regrette les faits. À l’époque, il consommait quotidiennement du cannabis, mais également du protoxyde d’azote et parfois de la cocaïne », explique-t-elle.
Une expertise mentale de l’inculpé doit encore être réalisée.