Avec la Porte de Namur, le nouvel exécutif voulait en quelque sorte montrer la voie à suivre dans l’application de cette « pax betonica » pour les prochaines années de mandature. Là, quelques blocs « antiterroristes » datant de 2016 ont été remplacés par de solides poteaux noirs. Au niveau de l’UGC, d’autres blocs, servant à séparer la piste cyclable, ont laissé place à des potelets en plastique.

La politique de stationnement change à Hal : il faudra payer 1 €/heure partout dans le centre-villeEncore 3 000 blocs à Bruxelles

Mais outre ces quelques « Jersey » de la Porte de Namur, il demeure bien des blocs à Bruxelles : au cœur du rond-point Montgomery, rue Belliard, boulevard Général Jacques, au Bois de la Cambre… D’après la secrétaire d’État à l’Urbanisme, la capitale compterait 3 000 blocs. « Un tous les 250 mètres. »

« Là où on peut éviter les blocs, on va les éviter », a assuré Elke Van den Brandt. Aux yeux de la ministre écologiste, le retrait ne peut cependant se faire qu’au profit d’un aménagement « sécurisé ». Exemple : rue de la Loi, où les blocs ont laissé place à des bordures. Hors de question pour l’élue Groen de revenir à la situation « comme avant ».

pistes cyclables de la rue de la Loi, et en particulier les petits potelets qui ont été installéspistes cyclables de la rue de la Loi, et en particulier les petits potelets qui ont été installés ©cameriere ennioLe rond-point Louise va rester à une seule bande: Elke Van den Brandt maintient son projet, le chantier pour pérenniser la situation sera lancé en maiPour le rond-point Louise ? No comment…

Or sur certains axes, c’est là où le bât blesse. Car au sein de la coalition à sept partis, des visions différentes s’opposent quant à la mobilité et aux aménagements définitifs.

L’exemple le plus emblématique de ces querelles n’est d’ailleurs situé qu’à quelques encablures du lieu de la conférence de presse de ce jeudi. Au rond-point Louise, Elke Van den Brandt compte sous peu enlever le dispositif temporaire au profit d’un aménagement pérenne à une bande. Un point qui a suscité une escalade politique début mai. Dans une sortie médiatique, Boris Dilliès a même officiellement demandé à sa collègue Groen de ne pas appliquer le permis en l’état.

Rond-point Louise à une bande : « c’est tuer le commerce, on a l’impression qu’on veut empêcher les gens de venir faire du shopping »

Alors finalement une bande ou davantage dans le rond-point Louise ? Officiellement, « ça discute ». « Le débat est constructif », assure l’écologiste, sans davantage de commentaires. Idem du côté MR : « On est en train de travailler pour trouver un équilibre », indique Boris Dilliès.

À chaque bloc, sa crisette ? Il reste trois ans de mandature et 3 000 blocs…