2. « Il ne manque plus que le stade à Verhaeghe »
« Leko avait dit qu’il était passé d’une Opel Corsa à une Mercedes. Ce qui m’avait frappé. Il faut se souvenir que l’an passé au Standard, la claque en amical contre Dender juste avant le début de la saison l’a poussé à changer d’approche. Il avait préparé l’opinion à une saison de souffrance et avait ouvert le parapluie aussi. Cette sortie rappelle sa maîtrise des médias. Leko, c’est un caméléon. Dans sa communication et son approche tactique. Il est politique, ce qui est une qualité pour un entraîneur. Il a réussi sa mission. Verhaeghe attendait de lui qu’il rallume le feu, mais il ne faut pas tomber dans la caricature par rapport à Hayen. À Bruges, Leko a aussi un patron qu’il n’avait pas au Standard où il avait les coudées franches au niveau du recrutement. Là, il avait des ambitions et des ressources. Parce que Verhaeghe a bâti un empire : ce cycle est sa réussite, plus que celle des joueurs ou des coachs qui sont passés. Il ne lui manque plus que le stade car il a tout construit entre cette boîte de data pour faire mieux que l’Union ou le centre de formation. Je ne dirai pas qu’il est visionnaire, simplement qu’il est moderne et qu’il fait ce qu’il faut. »
3. « Stankovic a permis à Vanaken de mieux jouer. »
« J’ai bien aimé la dimension prise par Stankovic qui a mis un peu de temps à s’adapter mais qui a eu beaucoup d’impact dans le jeu en étant complémentaire d’Onyedika et de Vanaken, leur permettant de mieux jouer encore. Sans être rapide, il est costaud, bon de la tête, avec une grosse frappe, capable de marquer des buts importants. Il a prouvé aussi en Ligue des champions son niveau et a digéré ce statut de fils d’un grand joueur. »
4. « Bruges s’est trompé avec le Club NXT. »
« La relégation du Club NXT a montré les limites de la formation brugeoise. Il y a des générations spontanées très fortes qui sont sorties mais cela reste aléatoire car les creux sont possibles, des joueurs qui ne s’adaptent pas… Il y a d’un côté la finale de Youth League mais de l’autre cette descente sportive du moins. Vouloir protéger le Club NXT de la descente est une erreur : cet avantage artificiel n’était pas une bonne chose. Les jeunes ont besoin de se confronter à la difficulté de la relégation dans leur apprentissage et la réflexion est ouverte sur ce point-là car il est aussi possible d’apprendre beaucoup de choses en N1 dans un niveau qui est plus proche du leur finalement. Bruges s’est trompé sur ce point, cette protection est antisportive et contreproductive à l’arrivée. »
Quelles pistes pour sortir de l’impasse créée par la suppression des quotas U23 en Challenger Pro League et la relégation de l’équipe Club NXT ?5. « Rigaux avait-il seulement trouvé sa place ? »
« Le mercato promet d’être marqué par de gros départs comme Tzolis, Ordoñez, Onyedika notamment. Mais Bruges a anticipé aussi : être passé à côté d’Amoura a eu par exemple comme conséquence d’approfondir la culture de la data. Les potentielles arrivées sont déjà ciblées. Il reste que Bruges, avec sa capacité financière, demeure victime de son statut et doit payer plus cher. On évoque le départ de Rigaux. Mais la succession de Mannaert était tout sauf simple à gérer. Avait-il seulement trouvé sa place ? A-t-il été adoubé par sa direction ? Est-ce un problème ? Poser ces questions revient à y répondre… »