COMPÉTITION – Léa Mysius adapte le roman de Laurent Mauvignier qui relate une prise d’otages dans un hameau isolé. Un film tout de tension maîtrisée, avec Hafsia Herzi et Bastien Bouillon.

D’accord, Ida est un peu trop insolente. Elle doit avoir à peine 10 ans mais claque les portes et se fiche des sommations de ses parents. Comme si elle en avait 15. Certes, elle n’aurait pas dû mettre sur les réseaux cette vidéo de sa mère et de son père en train de danser avec elle. Mais à ce moment du film, au tout début d’Histoires de la nuit, le parent qui sommeille dans le spectateur se dit qu’on ne devrait de toute façon pas laisser une gamine de son âge avoir un téléphone. Les spectateurs sont parfois si crédules. S’ils savaient !

Pour sa première participation à Cannes en compétition, la Française Léa Mysius brouille les pistes. Elle peut compter sur l’imagination de Laurent Mauvignier, Prix Goncourt 2026, puisqu’elle adapte l’un de ses romans publié il a six ans. Les précédentes adaptations de Mauvignier, Continuer, par Joachim Lafosse, et Des hommes, par Lucas Belvaux, n’ont pas convaincu. Léa Mysius s’attaque, elle, à six cents pages truffées de méandres et de détails qu’elle…

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Le Figaro

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