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23 mai 2026 à 6h48
La jeune Agathe est venue s’installer sur le parvis de la gare de Marmande (Lot-et-Garonne), mercredi 20 mai 2026. Cette statue en bronze de quelque 45 kg vient clore un chantier colossal de réhabilitation du pôle d’échanges multimodal porté par Val de Garonne Agglomération livré en mai 2023. L’œuvre d’art est signée Pierre Tillocher, un tailleur de pierre de la région. Une deuxième, Le Compte heures, était quant à elle installée à Tonneins le lendemain. La signification et utilité de l’œuvre Agathe et Le Compte heures sont bien particulières…
La fillette au centre du cadran
S’il a donné ce prénom à la sculpture de Marmande, « c’est parce que c’est celui de ma fille » sourit l’artiste.
Je suis sculpteur sur pierre principalement, c’est mon premier travail de fonderie. »
Pierre Tillocher, sculpteur
Juchée sur un banc, la fillette de bronze pointe du doigt l’horloge de la gare. Mais le travail n’est pas terminé. L’artiste va revenir quatre fois, grosso modo à chaque saison, pour faire des tracés au sol.
Car si son bras est tendu vers le ciel, c’est aussi parce que son ombre va permettre de lire l’heure. Agathe est en effet l’axe central d’un cadran solaire géant. Les chiffres seront progressivement ancrés au sol.
Vidéos : en ce moment sur ActuLe Compte heures à Tonneins
À Tonneins, c’est un vieux monsieur qui est installé sur un banc, déjà en place. Accoudé à une horloge, il a été baptisé Le Compte heures. « C’est un jeu de mots avec le conteur » sourit le sculpteur.

Le Compte heures a été positionné le lendemain sur le parvis de la gare de Tonneins. ©Lucie Vigué
Un bonhomme d’un certain âge de quelque 150 kg à la sortie de l’atelier de l’artiste basé à Angoulême. Lui aussi a le bras tendu, à la verticale, pour servir de cadran solaire. Avec cette attitude, « on dirait qu’il raconte une bonne blague » ajoute Pierre Tillocher.
Des œuvres qui se répondent
Une bonne blague à Agathe. Car les deux statues semblent se répondre. Et elles répondent à tous les critères désirés par l’Agglo :
qu’elles évoquent la transition
qu’elles se répondent
qu’elles parlent de voyage
« Tout a été fait pour que ce soit le plus solide possible » précise Pierre Tillocher. Scellées au sol des PEM, les sculptures ont été conçues pour durer dans le temps.
Elles sont posées à vie ! Le but c’est que ce soit pérenne, d’où le choix du bronze… »
Pierre Tillocher
En tout, les deux œuvres ont coûté 30 000 €. Un budget inclus dans celui des travaux des deux pôles d’échange du Val de Garonne. Cette somme correspond au 1 % d’artistique dans les chantiers de construction.
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