L’école en crise de confiance

Quoi qu’il en soit, l’école mérite mieux que cela. Nos enfants aussi.

Tract reçu par un enfant de 12 ans devant son école.Tract reçu par un enfant de 12 ans devant son école.Tract reçu par un enfant de 12 ans devant son école. ©DR

Les enseignants savent l’autorité particulière que leur confère leur fonction. Ils ne peuvent en abuser pour imposer un récit unique à des enfants qui ne disposent pas toujours du recul nécessaire pour distinguer l’analyse du militantisme, les faits des slogans. Nombre d’enseignants dénoncent à juste titre la montée des fake news, des manipulations, des simplismes et des attaques personnelles sur les réseaux sociaux. Mais certains finissent par employer les mêmes ressorts émotionnels. Comme si la peur devait remplacer l’argumentation, et balayer toute nuance.

La détresse du monde enseignant est palpable. Cela ne l’autorise pas à propager des caricatures et à nier des enjeux budgétaires considérables. La confiance que nos enfants ont dans leurs profs doit être sauvegardée. À force de transformer chaque conflit en affrontement total, chacun finit par perdre un peu de sa crédibilité. Et celle de l’école est précieuse. Elle aide les élèves à penser. Par eux-mêmes.