Jupiler Pro League : Lommel vainc Dender sur le fil en barrage aller et se rapproche d’un retour dans l’élite

Le nouveau club, qu’on a connu sous les appellations KVSK United puis Lommel United avant de retrouver son nom historique en 2017, s’est construit sur le matricule d’Overpelt et a permis aux « Vert et Blanc » de continuer à voir du football dans leur coin de Belgique, tout au bout du Royaume à la frontière néerlandaise.

La masse salariale ? Le double de Dender

Mais c’est le 11 mai 2020 que tout a vraiment changé dans la paisible commune. Le puissant City Football Group a racheté Lommel (puis le matricule historique ensuite) pour en faire l’un des wagons derrière la locomotive Manchester City. Avec des moyens financiers largement revus à la hausse, même souvent hors normes pour la deuxième division belge.

Le barrage D1-D2 est souvent un combat de David contre Goliath, du riche contre le pauvre. C’est le cas aussi cette fois mais pas dans le sens qu’on imagine. Lommel a un budget largement supérieur à celui de Dender, avec notamment une masse salariale deux fois plus grande (16,86 millions à Lommel, 8,27 à Dender).

Lommel se rapproche de la Jupiler Pro League

Sur le marché des transferts, les Limbourgeois ne se comportent pas comme une équipe de D2 belge où l’immense majorité des deals sont gratuits vu le manque de moyens. Lommel, lui, peut acheter des joueurs pour quatre millions, comme le milieu offensif croate Leon Lalic déniché chez les jeunes de Salzbourg en 2023. Alors âgé de 17 ans, il était vu comme une immense promesse. Trois ans plus tard, il est toujours à Lommel. Son temps de jeu depuis son arrivée ? Zéro minute. Sa valeur marchande (selon le site spécialisé Transfermarkt) n’est aujourd’hui plus que de 200 000 €…

19 matchs et 12,5 millions

Depuis la saison 2020-2021, Lommel a dépensé 39 millions pour acheter des joueurs. Mais tous n’ont pas été des échecs retentissants. L’exemple de Vini Souza illustre bien ce que le City Football Group rêve de faire dans le Limbourg. Acheté à Flamengo en 2020 pour 2,5 millions, le milieu défensif brésilien a été prêté deux fois pour faire grimper sa valeur, à Malines puis à l’Espanyol Barcelone. Avec au bout du compte une revente en 2023 à Sheffield United pour 12,5 millions. En trois ans, les supporters de Lommel ne l’auront vu jouer que 19 matchs. Mais ça, les propriétaires s’en moquent, même si Harm van Veldhoven (près de 300 matchs comme joueur puis coach au SK historique) est la caution locale au poste de président.

Six ans après l’arrivée du fonds basé en Angleterre mais arrosé par Abu Dhabi, un nouvel échec dans la quête d’une promotion serait une catastrophe au vu de l’investissement. Près de… 80 millions ont déjà été pompés à Lommel, pour les transferts, pour un nouveau centre d’entraînement de 9 millions mais aussi pour combler les trous dans une Challenger Pro League où il est impossible de faire du bénéfice. Début 2026, le City Football Group a encore dû voter une augmentation de capital de 18 millions pour faire face aux dépenses. Ce ne sont pas les 1 600 supporters qui garnissent en moyenne le Soevereinstadion qui vont permettre de payer les salaires.

Troisième préparation, stage à Tubize, rencontres avec d’autres sportifs : comment Dender se remet en route en vue du barrage pour le maintien

Avec une montée en Pro League, le petit frère de Manchester City pourrait accélérer les affaires et, enfin, tenter de trouver un business model plus équilibré. Le but serait d’attirer des joueurs d’une catégorie supérieure pour espérer des plus-values. Ou d’y prêter des jeunes talents avec une vraie perspective de progression dans un championnat plus dense que la Challenger Pro League. La pression samedi, elle sera d’abord lommeloise.