Dans le détail, sur les 112 auxquels le RIS a été accordé, 77 sont des personnes, majoritairement isolées, qui ont cumulé plus de vingt ans de chômage ; les 35 autres – près de la moitié – sont des exclus du chômage liés aux allocations d’insertion. Les refus ont été limités. Mais à cela il faudra ajouter les aides sociales classiques, alimentaires ou autres.
Un garde pour éviter la violence
Le premier échevin, Michel Mathy, a souligné l’impact financier pour le CPAS et donc la Ville. Car non seulement les aides sociales sont à 100 % à charge du centre public d’action sociale, mais également 30 % des revenus d’intégration octroyés aux 35 exclus des allocations d’insertion. « L’espoir est que le budget accordé par le fédéral sera augmenté en fonction de la réalité », a indiqué l’échevin des Finances. Car les choses ne font que commencer, rappelons-le : trois vagues d’exclusions vont suivre. La première, en mars, concerne 273 personnes, celle d’avril 245 et celle de juillet 285.
Heureusement, les premières demandes d’aides n’ont été marquées par aucun acte de violence. Le CPAS s’en était prémuni en prévoyant un garde. « Il semble que sa présence a même plutôt apaisé les visiteurs », conclut le président.
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