L’anecdote s’est déroulée voici quelques années. Interrogé par nos soins sur une question d’actualité, Jean-Claude Van Damme avait fourni cette réponse pleine de bon sens : « Vous êtes marrants, vous, les journalistes. Si je ne réponds pas à vos questions, je passe pour un con, et si je réponds, vu que je ne suis pas un spécialiste du sujet, je passe aussi pour un con. » Il n’avait pas tort.

Alors, quelle attitude adopter ? La question revient en force avec la Berlinale. Interrogé sur l’impact d’un festival sur Israël et Gaza, le président du jury, Wim Wenders, avait botté en touche : « Nous devons rester en dehors de la politique. »

La Berlinale embourbée dans la polémique sur Gaza et le cinéma « politique »

Une déclaration qui a fait bondir 80 signataires d’une lettre ouverte, parmi lesquelles on retrouve Tilda Swinton, Javier Bardem ou Adèle Haenel. Ils estiment que cinéma et politique sont intimement liés et qu’il faut dénoncer « la censure d’artistes qui s’opposent au génocide en cours perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza. »

Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont acerbes. Certains les critiquent vertement en estimant n’avoir nullement besoin qu’on leur fasse la morale depuis une tour d’ivoire, d’autres reprochent aux absents de vivre en vase clos en dehors des problèmes de société.

Wim Wenders: le cinéma actuel « me donne la nausée »

On les réduit souvent à des paquets de dollars ou au glamour, mais en réalité, hors écran, le rôle des stars est ingrat.

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