« Nous n’avons rien dit suite à leurs nombreux excès de vitesse dans le quartier, nous avons fermé les yeux quand ils jetaient des déchets par la fenêtre de leur voiture, mais la violence n’a pas sa place à Oupeye », insiste le riverain, qui craint pour la sécurité de tous les habitants. « Ils ont menacé de cramer tout le quartier, vous vous rendez compte ? », déclare Pierre, qui, malgré tout, prône la tolérance.
« Les gens du voyage qui se sont installés à Oupeye l’ont fait dans la légalité, sur une propriété privée et en payant le fermier qui leur loue le terrain, insiste Pierre, mais lorsqu’il y a des faits d’une telle violence, on ne peut pas le tolérer ».
Le dialogue retrouvé ?
Prévenues, les autorités locales sont rapidement intervenues ce week-end, afin d’éviter que la situation ne dégénère plus encore. Comme nous l’a expliqué le bourgmestre Serge Fillot, un certain dialogue a pu être établi. Et si la situation reste sous haute surveillance, l’espoir est que la communauté évangélique ne gêne plus le voisinage.
« Je précise tout d’abord que le terrain sur lequel se trouve cette communauté est privé et que le propriétaire a donné son autorisation pour qu’ils l’occupent. Mais vu les circonstances, je me suis effectivement rendu sur place, pour discuter avec la communauté et les riverains ».
Ce lundi matin, une réunion s’est donc déroulée entre les représentants de la communauté et plusieurs riverains, afin d’aplanir les choses doit-on comprendre, sous la direction du bourgmestre d’Oupeye. « Nous avons établi un dialogue qui se voulait constructif », poursuit Serge Fillot, « je pense qu’il y avait un problème de communication. Les événements qui se sont passés sont évidemment regrettables et n’auraient jamais dû arriver mais j’ai bon espoir. L’important, c’est de travailler pour la paix publique ».
Comme il l’a encore indiqué, la communauté s’est engagée à partir d’ici une dizaine de jours. En attendant, les services d’ordre seront donc vigilants, « et si ce genre d’incident se reproduit, j’ai indiqué que je procéderai à l’évacuation du camp ».