Né la même année que le lancement de YouTube, le prodige Kane Parsons est sur le point d’écrire l’histoire du cinéma. À 20 ans, son premier long-métrage Backrooms, produit par le studio hollywoodien A24, est projeté pour un démarrage phénoménal entre 40 et 50 millions de dollars. Retour sur la trajectoire surréaliste d’un adolescent qui a conçu un blockbuster depuis sa chambre avec un logiciel gratuit.
Le week-end prochain, l’industrie du cinéma pourrait couronner le plus jeune réalisateur de l’histoire à hisser un film à la première place du box-office dès sa sortie. Ce week-end du 29 mai 2026, le thriller horrifique Backrooms débarque dans les salles obscures américaines et mondiales.
Derrière la caméra se cache Kane Parsons (connu sur internet sous le pseudonyme Kane Pixels), un jeune homme de 20 ans qui symbolise à lui seul l’avènement d’une toute nouvelle génération de cinéastes : ceux qui ont tout appris sur YouTube. Alors que les projections de l’industrie prévoient un premier week-end historique à plus de 40 millions de dollars, le parcours de ce natif de 2005 relève du pur conte de fées numérique.
Du « Creepypasta » de 4chan au phénomène YouTube Backrooms
L’histoire de Backrooms commence en 2019 sur le forum 4chan, lorsqu’une photo anonyme devient virale. Elle montre un espace de bureaux vides, infini, tapissé d’un jaune délavé et éclairé par des néons bourdonnants. C’est la naissance des Backrooms, une légende urbaine (ou creepypasta) qui fascine le web.
En 2022, alors qu’il n’a que 16 ans, Kane Parsons s’empare de ce concept et réalise un court-métrage en format found footage (caméra au poing) intitulé The Backrooms: Found Footage. Visuellement bluffante, sa vidéo met en scène l’institut de recherche fictif Async et cumule instantanément des dizaines de millions de vues. Le réalisme de ses images tape immédiatement dans l’œil du studio indépendant le plus branché de Hollywood, A24 (Everything Everywhere All at Once, Hérédité), qui lui propose d’en faire un film pour le cinéma.
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par YouTube avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et ses partenaires.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.
J’accepte tout
Un blockbuster hollywoodien conçu sur un ordinateur portable
Le plus fascinant dans la réussite de Kane Parsons réside dans sa méthode de travail. Interrogé en plein montage final, le jeune réalisateur avoue utiliser les mêmes outils qu’à ses débuts d’adolescent. Le film et ses effets visuels dantesques ont été créés sur Blender, un logiciel de modélisation 3D totalement gratuit.
« J’ai appris les bases au collège sur un ordinateur portable assez naze, grâce à des tutoriels YouTube et d’autres logiciels que j’ai obtenus par des moyens que je ne dirai pas tout haut », s’amuse le réalisateur. « C’est faisable, même sur une machine pourrie, on peut lancer la machine. Si on doit retenir une chose de tout ça, c’est que le cerveau est le principal outil dont on a besoin pour créer », comme on peut le lire sur Deadline ce 25 mai.
Loin de renier ses origines de youtubeur, Parsons aborde le cinéma avec une décontraction déconcertante : « Dans ma tête, je fais exactement la même chose que ce que je faisais sur YouTube, sauf que ça a fait boule de neige et qu’on m’a donné l’opportunité de travailler avec une immense équipe sur ce qui est, au fond, une très longue vidéo. »

L’acteur Chiwetel Ejiofor dans Backrooms. // Source : A24
Une liberté créative totale accordée par A24
Devenir le plus jeune réalisateur de l’histoire du studio A24 à seulement 20 ans aurait pu être un fardeau écrasant. Pourtant, Parsons confie que la transition s’est faite sans douleur ni snobisme de la part de l’industrie, et surtout, sans concessions : « Il n’y a eu pratiquement aucune barrière à mon contrôle créatif. » Backroom est attendu pour le 17 juin 2026 dans les salles françaises.

Toute l’actu tech en un clin d’œil
Ajoutez Numerama à votre écran d’accueil et restez connectés au futur !
Installer Numerama