Installés devant la gare, les stands ont tourné à plein régime pour assurer ravitaillements et réparations mécaniques. Une assistance précieuse, notamment pour le Bertrigeois Jérôme Goosse, victime d’une panne moteur peu après 14 heures.

Immobilisé durant plusieurs minutes, il a pu compter sur ses deux mécaniciens pour remettre sa machine en état sous une chaleur étouffante. Ancien participant des premières heures de l’épreuve, l’homme retrouvait un circuit qu’il connaissait déjà parfaitement. « Cela faisait 27 ans qu’on attendait ce retour, se réjouit-il. On avait déjà roulé ici, autour de la gare, sur pratiquement le même circuit. Ce dimanche, on a vraiment retrouvé l’ambiance qu’on avait à l’époque. »

Avec d’autres anciens pilotes, il a même participé à la remise en place de l’organisation. « Comme on connaissait un peu le fonctionnement, on a donné un coup de main. Les jeunes organisateurs sont les enfants de ceux qui faisaient vivre l’événement avant. Il existe une certaine continuité. »

Changement de pilote toutes les demi-heures

Mais derrière le plaisir de reprendre le guidon, il y avait aussi une motivation plus intime. « Je roule avec Laurent Mottet et ce qui nous a surtout poussés à revenir, c’est mon cousin, explique Jérôme Goosse avec une pointe d’émotion. Il nous a quittés et il roulait avec nous à l’époque. On a refait cette course pour lui, c’était une manière de lui rendre hommage. » Engagé sur une mobylette « groupe 2 », préparée avant tout pour tenir sur la durée, le Bertrigeois a savouré l’ambiance unique de l’épreuve. « On aurait pu la rendre encore plus puissante, mais ce n’était pas le but ici. On ne vient pas pour la performance mais avant tout pour passer un bon moment. Il faut surtout une machine fiable pour tenir sur la durée. Ce dimanche, notre équipage était composé de quatre pilotes, avec des relais toutes les demi-heures afin de préserver les organismes sous la chaleur. La mobylette est finalement assez confortable, c’est même surprenant. On pourrait facilement rouler plus longtemps, mais avec les températures, il vaut mieux passer le relais régulièrement. Et puis ce sont des machines qui consomment pas mal, avec de petits réservoirs. »

Si l’enthousiasme était présent chez les pilotes, il l’était aussi chez les spectateurs. « J’ai été étonné du monde présent autour du circuit. Il y avait les passionnés venus retrouver l’ambiance d’avant mais aussi les curieux qui venaient découvrir l’événement. Il faut en tout cas remercier la commune, parce que toutes n’accepteraient pas un événement pareil. Ici, on a une commune qui bouge et c’est de bon augure pour la suite ».

Une réussite totale pour les organisateurs

Le retour des 12 Heures de mobylettes à Bertrix a largement dépassé les attentes des organisateurs. « Tout s’est très bien passé, nous sommes hypersatisfaits du nombre de spectateurs présents tout au long de la journée, souligne Élise Lejeune, membre de l’organisation. Malgré quelques petites chutes sans gravité, aucun incident majeur n’a été à déplorer sur le circuit. Au total, 38 équipes étaient engagées, avec des équipages composés de cinq à sept pilotes. En lançant le projet, nous nous doutions que cela allait fonctionner parce qu’il existait une vraie nostalgie autour de cette course et surtout une forte demande. »

Pour assurer le bon déroulement de l’événement, pas moins de 160 bénévoles ont été mobilisés. Un travail colossal qui pourrait rapidement être reconduit. « L’envie est clairement là, poursuit Élise Lejeune. Nous pensons déjà à un retour l’année prochaine avant, peut-être ensuite, de passer à une organisation tous les deux ans. »