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par Mathieu Tamigniau
Publié le 26 mai à 10h27

Le nouvel opus de la série Forza Horizon fait escale au Japon et enrichit sa formule de nouveautés, offrant une immersion automobile poussée, des options de personnalisation accrues et une campagne structurée.


Dans Forza Horizon 6, on retrouve la recette qui a fait de la série un véritable mastodonte du jeu de course en monde ouvert : le titre continue de proposer ce mélange parfaitement dosé entre une conduite de simulation aux sensations réalistes et des éléments nettement plus orientés arcade. Ce n’est ni un simulateur punitif et impénétrable qui vous expulsera de la route à la moindre erreur, ni un jeu d’arcade pur sang. Que l’on soit novice ou vétéran, le jeu brille par ses options d’accessibilité : on peut s’appuyer sur de nombreuses aides à la conduite ou, au contraire, tout désactiver pour une expérience de course beaucoup plus exigeante et « hardcore ». Le cœur de l’expérience reste la récompense constante, où chaque dérapage, frôlement de trafic ou aspiration rapporte de l’expérience.

Une toute petite partie de la grande carte japonaise de Forza Horizon 6Une toute petite partie de la grande carte japonaise de Forza Horizon 6Une toute petite partie de la grande carte japonaise de Forza Horizon 6 – RTL info

Quoi de neuf ?

Le changement majeur de cet opus est évidemment sa destination : le Japon, un lieu que les fans de culture automobile réclamaient depuis des années. Pour accompagner ce nouveau terrain de jeu, les développeurs ont repensé la structure de la campagne. Terminée la liberté parfois écrasante du cinquième épisode ; on assiste au grand retour du système de progression par bracelets de couleur. Ce système permet une avancée beaucoup plus rythmée, offrant un véritable sentiment d’évolution en débloquant des épreuves de plus en plus intenses au fil des qualifications.




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Le cadre japonais apporte aussi son lot de nouvelles activités : j’ai pu découvrir des batailles de sprints intenses en descente sur des routes de montagne sinueuses, des visites guidées, et même des missions de livraison de nourriture au volant d’amusants petits camions de livraison japonais (Kei trucks). Les courses d’obstacles « Horizon Rush » font leur apparition, et la personnalisation franchit un cap. Il est désormais possible de placer des autocollants sur les vitres des voitures et d’acheter des terrains pour y construire des domaines entiers, avec ses propres circuits, des garages hautement personnalisables, et même des rampes ou des flippers géants. Enfin, l’achat de voitures prend une dimension plus immersive grâce à des véhicules d’occasion disséminés sur la carte que l’on peut acquérir en temps réel.

De grands espaces (garages ou station service) le long des larges routes japonaisesDe grands espaces (garages ou station service) le long des larges routes japonaisesDe grands espaces (garages ou station service) le long des larges routes japonaises – RTL info

Qualités et défauts

Au rayon des qualités, la carte est un chef-d’œuvre absolu. Elle condense merveilleusement la diversité japonaise : la jungle urbaine de Tokyo (avec sa tour et le croisement de Shibuya), les forêts denses, les routes de montagne et le majestueux Mont Fuji. Surtout, c’est un monde pensé pour l’automobile, regorgeant de parkings uniques et de stations-service pour organiser des rassemblements. Techniquement, c’est une véritable claque : le jeu tourne de manière fluide, sans aucun bégaiement, tout en affichant des graphismes magnifiques (en 4K et 60 fps sur certaines configurations) et une distance d’affichage impressionnante. Le design sonore est le meilleur de la série, avec des échos de moteurs dans les tunnels qui donnent des frissons. Les courses « Showcase » sont plus spectaculaires que jamais, m’ayant même amené à faire la course contre un robot géant Gundam.

Cependant, le jeu n’est pas exempt de défauts. Il traîne encore certaines casseroles de la franchise, comme des personnages peu esthétiques et des dialogues souvent rigides et caricaturaux. Les animateurs radio sont particulièrement bavards, ce qui peut rapidement taper sur les nerfs. En explorant les immenses rues de Tokyo, j’ai aussi trouvé que la ville manquait parfois de vie et de trafic, lui donnant un aspect un peu vide. De plus, les nouveaux outils de construction pour les domaines privés s’avèrent assez fastidieux à manipuler à la manette. Enfin, si la formule est maîtrisée à la perfection, il s’agit plus d’une évolution prudente que d’une véritable révolution du genre.

Un mode histoire repensé pour renouveler l’expérienceUn mode histoire repensé pour renouveler l’expérienceUn mode histoire repensé pour renouveler l’expérience – RTL info

Conclusions

À mes yeux, le verdict est sans appel : ce nouveau volet s’impose comme un véritable chef-d’œuvre et une référence incontournable du jeu de course en monde ouvert. Sans révolutionner la formule, il en offre une exécution d’une maîtrise exceptionnelle, qui frôle la perfection et confirme la domination de la franchise. Le décor japonais, somptueux et minutieusement conçu, constitue la véritable star de l’expérience, transformant chaque trajet en un plaisir d’exploration pour les passionnés d’automobile. Techniquement irréprochable, le jeu brille autant par ses graphismes que par son ambiance sonore, avec une fluidité exemplaire. Certes, quelques défauts subsistent, mais ils restent largement anecdotiques face à l’immense plaisir de jeu proposé. Au final, je ne peux que le recommander chaudement : des heures de fun en perspective, avec une accessibilité très personnalisable (mon fils de 10 ans s’amuse autant que moi, tant qu’on change un peu les aides à la conduite…)



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