« Une exposition brève présente un risque très limité »
La Fedris, l’Agence fédérale des risques professionnels, apporte plusieurs éléments de réponse. Premier message des spécialistes : pas de panique. Selon Fedris, le risque dépend surtout de la durée d’exposition et de la quantité de fibres inhalées.
« Une exposition brève à une faible quantité de fibres présente un risque très limité », nous explique l’organisme. « Un contact ponctuel et de courte durée avec de l’amiante ne doit pas susciter d’inquiétude et ne nécessite généralement pas de consultation médicale. » Le danger principal concerne surtout les poussières et débris susceptibles de contenir de l’amiante.
Par précaution, les habitants sont invités à continuer à suivre les recommandations des autorités communales et de la zone de secours. Fedris conseille de garder portes et fenêtres fermées, de couper les systèmes de ventilation et de limiter autant que possible l’entrée d’air extérieur dans les habitations. Si les fenêtres sont restées fermées pendant l’incendie, « le risque intérieur est souvent limité », précise encore l’agence.
Potagers, poulaillers et animaux : pas de consigne spécifique
Faut-il mettre en place une procédure particulière si l’on possède un potager ou un poulailler dans son jardin ? À ce stade, Fedris indique que, « sauf avis contraire des autorités », il n’existe pas de mesures particulières concernant les potagers, les jardins, les animaux ou les poulaillers domestiques. Aucune consigne générale n’a donc été donnée pour jeter les récoltes ou les œufs.
Pour les terrasses, meubles de jardin, vêtements ou objets restés dehors, le mot d’ordre est clair : éviter de remettre des fibres en suspension dans l’air. Fedris recommande de privilégier un nettoyage à l’eau et d’éviter absolument de balayer à sec. Il est également déconseillé d’utiliser un aspirateur classique ou un nettoyeur haute pression, ces appareils risquant de disperser à nouveau les fibres d’amiante dans l’air.
Attention aux débris grisâtres
Les habitants sont aussi appelés à la prudence face à d’éventuels morceaux de matériaux provenant du sinistre. « Tout morceau grisâtre, fibreux ou cimentaire provenant du sinistre doit être considéré comme potentiellement amianté », avertit Fedris. Il ne faut donc ni casser, ni scier, ni brosser ces débris. Le principal risque reste lié aux poussières qui pourraient être remises en suspension.
Même si aucune interdiction officielle n’a été communiquée à ce stade, le principe de précaution pousse à éviter tout ce qui pourrait soulever de la poussière dans les zones concernées. Tondre la pelouse, brosser des surfaces extérieures ou manipuler des débris pourrait potentiellement remettre des fibres dans l’air.