DÉCRYPTAGE – Privée de pétrole, l’île communiste se prépare à vivre en autarcie, à l’instar de ce que le pays a vécu au lendemain de la chute de l’ex-URSS.
À une centaine de mètres de l’hôtel Inglaterra, où le journaliste Winston Churchill avait ses quartiers en 1895, lors de la guerre entre l’Espagne et les rebelles cubains, trois fidèles de la santeria, la religion afro-cubaine, parées de robes jaune et or, dansent. Il faut conjurer le mauvais sort qui s’est abattu sur l’île. « Je ne crois pas à cette sorcellerie. Cela ne nous aidera pas à avoir du pétrole », lance Yunier*, 13 ans, avant que sa mère, adepte de la santeria, ne lui assigne une méchante taloche.
Plus que jamais, les Cubains requièrent l’aide des dieux. Les navires de l’US Navy effectuent un blocus naval sur les livraisons de pétrole à l’île communiste. La Havane vit au ralenti. Les maquinas, ces vieilles guimbardes américaines des années 1940 et 1950, transformées en taxis collectifs circulent de moins en moins. « J’ai encore des réserves de pétrole, mais cela ne durera plus longtemps, car s’il reste de l’essence, il n’y a plus de gasoil. Comme la plupart des maquinas…
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