Quelque mille exposants étaient attendus sur le parcours de quatre kilomètres, et bien plus encore de promeneurs. Certains habitants des villages voisins s’y sont rendus à vélo ou à pied. Mais la grosse majorité des chineurs avaient pris leur voiture en espérant pouvoir se garer au plus près des festivités. Notamment aux abords des deux routes nationales qui traversent l’entité, la route de Floreffe (N958, vers Suarlée) et l’avenue Charles de Gaulle (N90, entre Malonne et Fosses). Des axes certes automobiles mais disposant aussi de passages destinés à la mobilité douce… çà et là entravés par des automobilistes peu regardants, malgré les panneaux rappelant l’interdiction de stationner sur les pistes cyclables et les règles évidentes de partage de la voirie.
« Pas moins de 90 véhicules ont été enlevés en deux jours, explique ainsi, sur sa page Facebook, la zone de Police Entre Sambre et Meuse, mobilisée en ce week-end de Pentecôte comme elle peut l’être lors du festival Esperanzah ! Comme chaque année, notre service circulation était présent afin de veiller à la fluidité du trafic et en particulier à celle des cyclistes, très nombreux en ces journées ensoleillées. » Images à l’appui, certains véhicules abandonnés au milieu des routes cyclables obligeaient les utilisateurs (parfois très jeunes) à se déporter au milieu des voitures. « Le respect des règles de stationnement est essentiel afin de permettre à chacun de circuler en toute sécurité et sérénité. », conclut la zone de police locale.
Le calvaire de la Pentecôte des uns et des autres
Les dépanneurs locaux ont-ils plus tourné, dans leur ballet, que le carrousel installé sur la place Soviret ? Toujours est-il qu’au retour de leurs emplettes, les bras parfois bien chargés, les conducteurs en infraction n’ont pu que constater la disparition de leur caisse. Se retrouvant eux, et leur famille dans certains cas, dépourvus, au bord de la voie cyclable. Sur les réseaux, un bénévole de la Croix-Rouge de Floreffe, fortement impliquée dans la brocante et l’un de ses barbecues, expliquait que l’association avait « dépanné » « une famille avec un bébé qui, pour récupérer son véhicule, devait attendre durant deux heures la venue d’un taxi ! » On ne devrait plus les y reprendre, après cette chaude frayeur.