Voici les derniers éléments concernant un éventuel accord:

Avoirs gelés

L’Iran a affirmé être en train de finaliser un accord-cadre en 14 points avec les États-Unis, donnant la priorité à la fin de la guerre « sur tous les fronts », y compris au Liban.

Les responsables iraniens n’ont dévoilé que les grandes lignes de la proposition, des détails supplémentaires ayant émergé dans les médias iraniens.

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Lundi, de hauts négociateurs iraniens se sont rendus au Qatar pour des discussions que les médias d’État ont décrites comme faisant partie du processus diplomatique.

Selon l’agence de presse Tasnim, Téhéran cherche à obtenir le déblocage d’environ 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés à l’étranger.

Environ 12 milliards « devraient être mis à disposition au moment de l’annonce du mémorandum », a indiqué Tasnim.

Il n’existe aucun chiffre officiel concernant les avoirs iraniens gelés à l’étranger. Les médias iraniens ont récemment estimé qu’ils se situaient entre 100 et 123 milliards de dollars.

Ormuz et le blocus américain

L’Iran maintient un contrôle strict sur le détroit d’Ormuz, voie maritime essentielle pour le transport mondial, depuis le début de la guerre, tandis que les États-Unis ont imposé ce que Téhéran décrit comme un blocus naval des ports et côtes iraniennes depuis le 13 avril.

Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a confirmé que le projet incluait des dispositions relatives à la fin du blocus américain et à des arrangements concernant le détroit d’Ormuz.

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La télévision d’État iranienne a rapporté mercredi, en citant le projet de texte ensuite démenti par la Maison Blanche, que Washington s’était « engagé à lever le blocus naval de l’Iran ».

En contrepartie, l’Iran autoriserait la reprise du trafic maritime commercial à travers le détroit d’Ormuz dans un délai d’un mois, selon le projet.

Le projet indique que l’Iran continuerait à gérer les voies de navigation, inspecter les navires et imposer des frais de service aux bâtiments – des mesures instaurées après le début de la guerre.

Les engagements iraniens ne s’appliqueraient pas aux navires militaires, et Téhéran n’a pas accepté « de rouvrir inconditionnellement le détroit », ajoute le texte.

Programme nucléaire

Selon Esmaïl Baghaï, les détails liés au programme nucléaire iranien – un point de friction majeur pour Washington – seraient reportés à une phase ultérieure, après l’accord-cadre.

Les médias iraniens ont rapporté que les questions liées au nucléaire – notamment les niveaux d’enrichissement et le sort du stock d’uranium hautement enrichi de l’Iran – seraient négociées pendant une période de 60 jours qui suivraient la signature du mémorandum.

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Selon Tasnim, les sanctions américaines empêchant les exportations iraniennes de pétrole et produits pétrochimiques iraniens devraient aussi être levées durant ces 60 jours.

Le président américain Donald Trump a indiqué lundi dans un message sur les réseaux sociaux qu’il s’attendait à ce que l’Iran remette son uranium enrichi aux États-Unis à des fins de destruction, ou que le pays le détruirait sur son territoire sous supervision internationale.

Garanties

Parmi les principales exigences de Téhéran: obtenir des garanties que Washington respecterait l’accord, en particulier après le retrait américain de l’accord nucléaire de 2015 durant le premier mandat de Donald Trump.

Selon l’ébauche d’accord présentée par la télévision iranienne, un accord définitif « devrait être entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies ». « Il s’agit du niveau de garantie le plus élevé reconnu par le droit international », selon la même source.

Tasnim affirme par ailleurs que le mécanisme de l’annonce d’un possible premier protocole d’accord « devra être établi conjointement », sans annonce unilatérale des États-Unis.