Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), trouble du spectre de l’autisme (TSA), haut potentiel intellectuel (HPI), trouble de la personnalité borderline (TPB):
ces termes se sont imposés dans le langage courant. On les retrouve dans les médias, sur les réseaux sociaux, à l’école ou au travail. De plus en plus de personnes s’y reconnaissent ou y identifient un proche. Mais cette omniprésence reflète-t-elle une « mode » ou une meilleure compréhension de ces réalités ? Réponses avec un spécialiste du Réseau de l’Arc.
Le Dr Jean-Marie Sengelen, chef du Pôle santé mentale, nuance d’emblée: « Certes, il ne se passe pas un jour sans qu’on entende parler de HPI, TDAH, TSA ou TPB. Toutefois, cette visibilité accrue résulte aussi de l’amélioration du dépistage, de l’évolution des classifications des maladies et d’une meilleure acceptation de la neurodiversité. »
Quatre acronymes, quatre réalités
Derrière ces acronymes se cachent des réalités concrètes. Le TDAH associe inattention, impulsivité et parfois hyperactivité, avec des conséquences sur la scolarité ou le travail. Le TSA influence la communication sociale et les interactions. Le TPB se caractérise par une forte instabilité émotionnelle et une sensibilité dans les relations. Le HPI ne constitue pas une pathologie, mais un fonctionnement cognitif particulier (QI de 130 ou plus).
Les réseaux sociaux: entre visibilité et confusion
Les réseaux sociaux ont contribué à libérer la parole autour de la santé mentale, mais ils favorisent aussi les raccourcis. En quelques vidéos, des troubles complexes sont réduits à quelques traits, encourageant l’autodiagnostic et la confusion. Dès lors, à quel moment faut-il s’approcher de spécialistes ?
Des signes qui doivent alerter
Le critère principal réside dans la souffrance et l’impact sur le quotidien : difficultés scolaires, épuisement, tensions relationnelles. Une évaluation spécialisée auprès de professionnels qualifiés, basée sur des entretiens, des questionnaires validés ou des bilans neuropsychologiques, permet d’affiner le diagnostic — sans jamais résumer une personne à une étiquette. « Le diagnostic n’est pas une vérité sur une personne. C’est un outil pour comprendre un fonctionnement et mettre en place des soins adaptés », souligne le Dr Sengelen.
Une offre renforcée dans le Jura bernois et la région de Bienne
Face à une demande croissante, le réseau a développé son offre de prise en charge en psychiatrie et pédopsychiatrie, afin d’améliorer l’accès aux soins. Il propose des consultations ambulatoires pour adultes et enfants à Moutier, Saint-Imier et Bienne.
Par Françoise Sauser
Informations et rendez-vous
Consultations ambulatoires pour adultes
+41 32 484 72 72
secretariat.mepsm@reseaudelarc.net
Consultations ambulatoires pour enfants et adolescents
+ 41 32 494 70 10
pedopsychiatrie.hmo@reseaudelarc.net
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