Elles sont invitées à effectuer quelques manipulations destinées, toujours théoriquement, à permettre à cet opérateur de mettre halte-là à ces « anomalies ». Seraient-elles réticences à ou incapables de manœuvrer leur digipass ? Card Stop les informe de l’arrivée imminente d’un de ses employés qui les aidera.
Une vingtaine d’Ottintois sont tombé dans le panneau, à l’inverse de policiers de la zone, qui ont également été abordés de la manière exposée ci-dessus, mais qui se sont montré méfiants et ont décidé de passer à l’action pour débusquer les auteurs de ce phishing, avec l’appui de collègues du fédéral, bien au fait de ces magouilles.
Le réseau pirate a été démantelé en octobre 2024. Les policiers se sont rendus dans un logement de la rue des Coquerées où ils avaient localisé le boîtier. Ils ont sonné à la porte d’entrée, ce qui, comme par hasard, aeu pour effet immédiat l’arrêt de l’émission des signaux lancés dans la ville. Ils ont découvert l’appareil sous le matelas du lit d’un des enfants du couple. Seule Catherine (pseudo) se trouvait dans l’appartement. Mohamed était parti à l’étranger. Un mandat d’arrêt international a été lancé. L’homme a étérepéré le 20 juin 2025 en Espagne et extradé.
Ils avaient reconnu les faits lors de l’audience correctionnelle au cours de laquelle ce dossier a été évoqué. Les préventions retenues à leur charge étaient la participation à une association de malfaiteurs (lui comme dirigeant, elle comme simple membre), huit escroqueries et 19 fraudes informatiques ayant rapporté près de 40 000 euros envoyés au Maroc.
Le parquet avait requis des peines de prison de quatre ans (sursis pour moitié) pour Mohamed et de trois ans (sursis total) pour Catherine.
Le tribunal y a fait droit pour l’homme, qui a comparu sous les liens du mandat d’arrêt, mais il a épargné la femme, qui devra prester 180 heures de travail. Ils sont condamnés à indemniser les victimes. Le tribunal a aussi ordonné la confiscation de 20 000 euros (Mohamed) et 2 000 euros (Catherine).