Un public nombreux pour la conférence présentée par Bruno David sur le thème « Biodiversité et pandémies », sujet de pleine actualité avec l’apparition de cas d’hantavirus, maladie principalement transmise à l’être humain par des rongeurs infectés.
Bruno David (ancien directeur Phytochimie et Biodiversité à l’Institut de Recherche Pierre Fabre), est passionné de botanique et des sujets sur les origines et les conséquences de l’érosion de la biodiversité. Un lien étroit avec les pandémies.
À l’aide de schémas très pédagogiques, le conférencier a expliqué la notion importante de biodiversité fonctionnelle : les différents types de services écosystémiques de la biodiversité (approvisionnement, régulation, pollinisation, culturels, grands cycles…). Effets de dilution ou de concentration… On comprend mieux comment un système dégradé, moins fonctionnel, pauvre en biodiversité, favorise le développement d’espèces opportunistes et de pathogènes.
Il a fait le point sur l’état des connaissances, les enseignements du passé et les risques actuels de zoonoses (maladies infectieuses transmises aux hommes par les animaux). Il est revenu sur la pandémie de COVID-19 en rappelant son impact mondial, insistant aussi sur les enseignements tirés de cette expérience pour mieux se préparer à de futures pandémies. Il souligne avant tout l’importance de ne pas maltraiter la biodiversité et de raisonner à l’échelle globale, en intégrant les problématiques planétaires interdépendantes de santé environnementale, humaine et animale, dans le respect des objectifs climatiques et écologiques. Il s’est réjoui de la tenue à Lyon du colloque international « One Health Summit » en avril. Les crises sanitaires récentes ont mis en évidence la nécessité d’apporter des réponses coordonnées, fondées sur la science, la prévention, le partage de connaissances et la coopération internationale.
Pour approfondir : www.sone.fr/