L’IRM pour détecter et pronostiquer

« Grâce aux progrès réalisés ces dernières années en termes de diagnostic précoce, les perspectives pour les patients se sont significativement améliorées. De nombreuses personnes atteintes de sclérose en plaques peuvent désormais mener une vie active avec un impact plus limité de la maladie sur leur quotidien », disent les cliniques universitaires Saint-Luc dans un communiqué.

La résonance magnétique (IRM) apporte une aide au diagnostic et au pronostique, au moyen « de nouvelles séquences d’imagerie avancée, intégrées en routine », selon les cliniques Saint-Luc.

Quels sont les éléments passé à la loupe par l’IRM? Pour le diagnostic, le signe de la veine centrale (SVC) est un biomarqueur puissant, qui permet de détecter une petite veine au centre des lésions cérébrales typiques de la maladie. Sa présence permet de distinguer avec une grande fiabilité la sclérose en plaques (SEP) d’autres affections inflammatoires ou vasculaires.

Pour le pronostic du patient (l’évolution de sa maladie), l’IRM va aussi permettre de voir les anneaux paramagnétiques. Ce « halo » sombre qui entoure certaines lésions est associé à une maladie agressive, prédisant un handicap plus sévère à long terme.

« Ces marqueurs améliorent la spécificité du diagnostic et fournissent des indications sur le risque de progression. Résultat : un diagnostic plus rapide et plus fiable, ouvrant la voie à une prise en charge plus précoce et une meilleure évaluation du risque évolutif » disent les cliniques universitaire Saint-Luc.

Un marqueur sanguin : les neurofilaments

Les neurofilaments sont détectables dans la prise de sang. « Ces protéines, libérées lors de la dégradation des neurones, permettent de mieux suivre l’activité de la maladie et la réponse au traitement » explique Saint-Luc.

L’hôpital, qui suit chaque année entre 1000 et 1200 patients atteints de sclérose en plaques insiste sur ‘l’importance d’une approche multidisciplinaire : « Neurologues, infirmières spécialisées, neuro-radiologues, neuro-urologues, neuro-ophtalmologues, médecins de Médecine physique et autres professionnels de santé travaillent en étroite collaboration pour assurer un suivi complet des patients. »

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