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Les syndicats ne sont toutefois pas ravis de cette négociation. Luc Tegethoff, du SLFP Poste, et Thierry Tasset, de la CGSP Poste, ont confirmé que tous les syndicats avaient dit non au plan de transformation qui a mené à une grève de cinq semaines en mars et avril. « Mais les syndicats étaient seulement sollicités pour avis », précise le représentant syndical socialiste. « Nous allons encore devoir négocier », affirme pour sa part Luc Tegethoff.

« Nous n’avons jamais nié la nécessité de faire un plan de transformation, mais la manière dont il a été réalisé montre le peu d’égard à la santé des travailleurs », déplore pour sa part Stéphane Daussaint de la CSC. « Avec de telles mesures, les deux plus grandes flottes de véhicules de Belgique se retrouveront sur les routes en pleines heures de pointe », estime-t-il. « La majorité des postiers est convaincu que ce plan est irréaliste et n’est pas judicieux sur le plan opérationnel ».

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Seuls deux syndicats (SLFP/VSOA et ACOD, le pendant néerlandophone de la CGSP) ont par ailleurs approuvé la CCT, au contraire de la CSC, de son alter ego néerlandophone ACV et de la CGSP qui ont refusé de la voter. « Pour nous, il s’agit d’un déni de démocratie, vu que nous avons normalement plus d’affiliés qui ont refusé la CCT », dénonce Thierry Tasset. « Ce vote est loin de représenter 50% des travailleurs », appuie Stéphane Daussaint.

Les syndicats vont désormais informer le personnel de Bpost de l’accord annoncé et s’attendent à de nouvelles tensions. « Le beau fixe n’est plus en vue pour Bpost », estime le représentant socialiste. « Je ne suis plus aujourd’hui en capacité de garantir la paix sociale », conclut son confrère du syndicat chrétien.