« Ça, Monsieur Falzone, ce sont les gens brisés, traumatisés par votre story », a-t-il lancé à l’accusé. Avant d’ajouter : « J’ai encore trois noms : Laure Gara, Fred Cicero et Fred D’Andrea. Vous ne les avez pas déchiquetés et mutilés, vous les avez tués ! »

Aucun doute

Pour Me Mayence, aucun doute n’est permis. « Ce n’est pas un accident. » Tout au long de sa plaidoirie, il a évoqué un « massacre », un « tir dans le tas », dénonçant l’attitude de l’accusé depuis le début de la procédure.

« Votre dédain, vos mensonges sont autant de crachats jetés à leur visage, alors qu’ils vous ont donné une leçon d’humanité et de dignité », a-t-il poursuivi.

Procès Falzone : « Vous avez fait de votre véhicule une arme de destruction massive »

L’avocat a également insisté sur l’utilisation du véhicule comme d’une véritable arme. « Comme dans le cadre d’une rébellion armée », a-t-il comparé. « Ici, elle a servi à tuer sept personnes et à en mettre une cinquantaine au sol. »

Me Mayence s’est aussi dit marqué par les conséquences du drame sur les intervenants de première ligne. Certains secouristes, a-t-il relevé, ne se sont jamais remis des scènes auxquelles ils ont été confrontés, au point de devoir changer de profession.

Sur le plan technique, le pénaliste estime que l’analyse automobile apporte des certitudes inédites dans ce dossier. Selon lui, les experts ont eu recours à des méthodes révolutionnaires pour un procès pénal en Belgique.

Les mensonges

Enfin, l’avocat est revenu sur ce qu’il considère comme les nombreux mensonges et contradictions de Paolo Falzone tout au long de l’enquête.

« Il a menti sur la vitesse, sur le GSM, sur le gonflement du moteur, sur la visibilité, sur la présence de Salvatore Imperiale », a-t-il énuméré.

Une photographie a alors été projetée à l’audience. Me Mayence a demandé à l’accusé de la regarder.

« Vous avez fait un kilomètre avec cette personne à côté de vous. Vous allez nous soutenir que vous ne l’avez jamais vue ? « 

La plaidoirie se poursuit.