Bruxelles, qui vient de toiletter ses règles d’attribution de fréquences pour les services mobiles par satellite, s’apprête à limiter l’influence des opérateurs de satellites non européens. L’administration Trump avait menacé l’Europe de représailles si elle venait à exclure ses compatriotes.
Douche froide pour Elon Musk et les opérateurs de satellites américains. La Commission européenne, qui travaille depuis des mois au toilettage des règles d’attribution de ses fréquences 2 GHz pour les services mobiles par satellites (MSS), a l’intention de couper court aux ambitions de Starlink ou Amazon Leo (ex-Kuiper) sur le Vieux continent. Cette bande de fréquence avait été attribuée en 2008 à deux acteurs américains Viasat et EchoStar. Harmonisée à l’échelle du continent, elle permettait alors à ces acteurs de proposer des services d’appels ou de messagerie satellitaire basiques en connectant directement les appareils mobiles aux satellites, sans besoin de relais terrestre (direct to device).
Tombée en désuétude avec l’émergence des technologies mobiles terrestres (3G et 4G) qui ont permis l’émergence des smartphones, cette bande de fréquences connaît un regain d’intérêt ces derniers mois avec l’explosion des constellations de satellites en basse orbite. Starlink, le leader du secteur…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 80% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous