L’avocate générale a également pointé l’absence de « remise en question » de l’accusé dans ses réquisitions.

« La plaignante n’était pas en état d’exprimer un consentement libre et éclairé »: le procès du rappeur Naps pour viol s’ouvre lundi à Paris

« Même si elle est inerte, une jeune fille ne peut pas lui résister, ne peut lui dire non », a-t-elle déploré, « car si elle là, dans cette chambre d’hôtel, alors qu’il est connu, qu’elle s’est assise sur ses genoux, alors (c’est qu’elle) est d’accord. »

« Ne rien dire n’est pas consentir, ne pas bouger n’est pas consentir », a-t-elle également ajouté.

Au petit matin d’octobre 2021, la jeune femme est invitée avec deux amies de l’époque à passer la fin de soirée dans une chambre d’hôtel avec le rappeur, alors âgé de 35 ans.

Elle affirme avoir été par la suite « réveillée par une pénétration » pendant son sommeil par Nabil Boukhobza qui a maintenu, tout au long de son procès débuté lundi, qu’il s’agissait d’une relation consentie.

Connu pour son tube « La Kiffance », le Marseillais a également été mis en examen en juillet 2024 dans le Var pour viols et agressions sexuelles à la suite des plaintes de trois jeunes femmes, des accusations qu’il conteste également.

Verdict attendu ce jeudi.

Le rappeur marseillais Naps visé par une enquête pour viol