« Depuis plus de deux ans, nous menons un combat spécifique contre les voleurs à la tire qui profitent de l’affluence de la Ducasse. Certains n’hésitent pas à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour venir commettre leurs méfaits », explique Bruno Lheureux, chef de corps de la zone de police Mons-Quévy.
Pour lutter contre ce phénomène, les policiers montois collaborent étroitement avec des spécialistes de la police fédérale de Bruxelles, rompus à ce type de criminalité. Ensemble, ils patrouillent discrètement dans les rues du centre-ville tout au long des festivités.
Une mobilisation policière impressionnante
Comme chaque année, la Ducasse mobilise d’importants moyens humains. « Nous assurons environ 1.500 prestations sur l’ensemble de l’événement et près de 300 membres du personnel se relaient chaque jour sur le terrain », précise le chef de corps.
Les effectifs locaux sont renforcés par plusieurs zones de police de l’arrondissement judiciaire, mais aussi par des renforts venus de Namur et de la police fédérale, notamment les unités équestres. La gendarmerie française apporte également son soutien durant les journées les plus fréquentées, du vendredi au dimanche.
Une aide précieuse, d’autant que la police montoise doit continuer à assurer ses missions habituelles sur l’ensemble du territoire de la zone. Sans oublier qu’une cinquantaine de policiers participent eux-mêmes au combat dit Lumeçon, le dimanche midi.
Une période sous haute pression
La Ducasse n’est pas le seul dossier qui mobilise actuellement les forces de l’ordre. Depuis plusieurs semaines, une dizaine de policiers étaient également déployés quotidiennement au Lotto Mons Expo dans le cadre du procès Falzone.
« Depuis mercredi, cette mission est reprise par la police fédérale en collaboration avec le DAB, le service chargé de la sécurité des juridictions. Nos équipes reprendront le relais la semaine prochaine », précise Bruno Lheureux.
Dans ces conditions, la police travaille à flux tendu. Les demandes de congé sont d’ailleurs systématiquement refusées durant cette période particulièrement chargée.
Le chef de corps lui-même multiplie les rôles. « Pendant la Ducasse, je dois assumer mes fonctions de direction, être présent sur le terrain et participer aux nombreuses obligations protocolaires liées à l’événement. »
Des incidents relativement limités
Malgré la fatigue et l’ampleur grandissante de la Ducasse, Bruno Lheureux se montre satisfait. « Chaque année, nous avons l’impression que l’événement attire davantage de monde. Pourtant, les chiffres démontrent que les incidents restent relativement limités. »
Une situation qui s’explique notamment par l’importante présence policière déployée sur le terrain, mais aussi par les moyens technologiques mis en œuvre.
Depuis le PC Gold, véritable centre névralgique de l’événement, policiers et services de secours coordonnent leurs interventions tout en surveillant en temps réel les images captées par le réseau de caméras. Une manière de rappeler que, durant la Ducasse, les forces de l’ordre ont des yeux et des oreilles partout.