Sur requête de Mme Berdah, le tribunal judiciaire de Paris a évalué « provisoirement » sa créance et celle des sociétés Shauna Events, Sublime Talent et MB Conseil à 40.588.572 euros. Une somme à saisir sur les droits d’auteur du rappeur détenus auprès de la Sacem, d’Universal Music France ou encore de Deezer, selon la source proche du dossier.
Magali Berdah placée en garde à vue pour « banqueroute » et « blanchiment »
La somme peut aussi être saisie sur la Société pour l’administration du droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs, Because Music et des plateformes de streaming « via leurs intermédiaires français ou via des labels », d’après la décision rendue mercredi et dont l’AFP a eu connaissance jeudi.
Sont aussi ciblés les comptes bancaires, les véhicules et les biens mobiliers du rappeur, âgé de 49 ans et résidant à Miami (Floride).
« Notre client n’a pas été informé de l’existence de cette procédure », ont réagi auprès de l’AFP les avocats du rappeur, Gilles Vercken et Marie Roumiantseva.
« Si cette ordonnance existe, c’est qu’elle a été obtenue sur les seuls arguments de Mme Berdah. Dès que nous en aurons connaissance, nous la contesterons dans les conditions prévues par la loi et nous poursuivrons les requérants pour procédure abusive », ont-ils poursuivi.
Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, s’est lancé dans une croisade contre les influenceurs, qu’il a renommés les « influvoleurs », et leurs pratiques commerciales qu’il présente comme trompeuses.
Magali Berdah a fait partie des personnes dans son viseur et a vu sa carrière d’agente de stars de l’influence mise à mal depuis depuis trois ans.
Une enquête avait été ouverte au pénal concernant Shauna Events pour pratiques commerciales trompeuses, avant d’être classée sans suite.