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Rédaction Actu

Publié le

31 mai 2026 à 7h02

Serez-vous capable de tenir toute la journée ? Dimanche 31 mai, c’est la journée mondiale sans tabac. L’occasion de rappeler qu’un fumeur régulier sur deux meurt de son tabagisme (et c’est Santé Publique France qui le dit), et que de nombreux professionnels de santé peuvent aider ces fumeurs à se sortir de la dépendance à la cigarette.

Pour arrêter le tabac, les kinés peuvent vous aider

En effet, le prix du tabac, le paquet neutre, ou les dangers connus du tabac sur la santé ne parviennent pas à freiner les 18,2 % de Français qui continuent encore à fumer quotidiennement, malgré le fait que près de 60 % d’entre eux déclarent vouloir arrêter. Or, peu le savent, mais plusieurs professionnels paramédicaux (et pas seulement les médecins généralistes ou tabacologues) sont autorisés à prescrire des substituts nicotiniques — patchs, gommes, pastilles, sprays ou inhaleurs — dans le cadre du sevrage tabagique.

Ces substituts, prescrits, sont remboursés à 65 % par l’Assurance maladie. La complémentaire santé peut prendre en charge le reste.

En France, depuis 2016, outre ces médecins, les professionnels concernés sont :

les infirmiers ;
les masseurs-kinésithérapeutes ;
les sages-femmes (qui peuvent également prescrire des substituts nicotiniques à l’entourage de la femme enceinte ou du nouveau-né) ;
les chirurgiens-dentistes (qui ne sont pas paramédicaux mais font aussi partie des prescripteurs autorisés) ;
les médecins du travail.

Certains professionnels, comme les dentistes, vont prescrire ces substituts dans le cadre de leur pratique, notamment en vue d’une chirurgie.

« Un patient qui fume aura 30 % de risque d’échec sur une opération de chirurgie dentaire ou plastique, contre 1 % si le patient est non-fumeur ou s’il a arrêté de fumer un à deux mois avant », nous explique le Dr Hervé Tarragano, tabacologue et chirurgien-dentiste, qui indique que la cigarette réduit grandement les risques de cicatrisation et les chances de réussite d’une greffe.

Du côté des masseurs-kinésithérapeutes, la prescription des alternatives nicotiniques peut se faire dans le cadre d’une rééducation respiratoire. Si tous ne sont pas spécifiquement formés à prescrire ces produits remboursés, tous y sont habilités.

« Tout notre travail repose sur la remise en forme et la rééducation physique, donc c’est une possibilité qui a du sens, même si on redirigera volontiers pour la suite le patient vers un tabacologue », nous confirme-t-on auprès du FFMKR, premier syndicat de la profession de kinésithérapeutes.

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