Depuis 2005, nous parlons de moins en moins. Une étude menée par des chercheurs américains révèle qu’en quatorze ans (entre 2005 et 2019), le nombre moyen de mots prononcés chaque jour a chuté de 28 %, passant d’environ 15 900 à 12 700. Cela représente une perte de 338 mots par an et par personne, soit des milliers d’interactions disparues au fil du temps.
Les chercheurs pointent notamment l’essor des smartphones, des réseaux sociaux et des échanges écrits numériques. Nul doute que le boom des intelligences artificielles génératives des dernières années n’arrange rien. Au-delà des grandes conversations, ce sont surtout les petits échanges du quotidien qui s’effacent : discuter avec un voisin, demander un renseignement ou échanger quelques mots avec un commerçant. Reste à savoir si ces changements nous affectent socialement ou psychologiquement.
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