Par

Laetitia Soula

Publié le

1 juin 2026 à 7h44

Reconnaissable grâce à son corps noir et ses rayures blanches sur l’abdomen et les pattes, le moustique tigre est présent dans le Var comme dans tous les départements de Paca.

Il se reproduit dans de petites quantités d’eau stagnante, que l’on appelle des gîtes larvaires. Au-delà des nuisances pour les riverains, le moustique tigre infecté peut transmettre des maladies telles que le chikungunya ou la dengue.

C’est pourquoi les collectivités ont un rôle de protection de la population (prévention, entretien des espaces publics, surveillance, traitements…) en limitant la prolifération des moustiques vecteurs.

Un risque sanitaire émergent

« Une femelle pond environ 150 œufs tous les 12 jours », et les larves prennent une forme adulte au bout d’une semaine environ, selon les services de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Paca.

Au cours de la saison estivale 2025, plus de 400 personnes ont été infectées par les virus du chikungunya ou de la dengue en région Paca.

Les services de l’ARS Paca

La lutte contre la prolifération du moustique tigre relève de la salubrité publique, et les autorités sanitaires évoquent un « risque sanitaire émergent qui s’intensifiera dans les années à venir ».

Sur le territoire Estérel Côte d’Azur Agglomération, les agents du service Lutte Contre les Nuisibles (LCN) interviennent chaque année, mensuellement, entre mars et octobre, « sur environ 2 800 gîtes larvaires (lieux de ponte en eau) recensés et cartographiés », des zones marécageuses aux bassins de rétention, en passant par les fossés et les caniveaux.

Des visites à domicile sont organisées pour sensibiliser les particuliers aux gestes simples de prévention.

Cela permet notamment d’identifier et de détruire les gîtes larvaires au niveau des jardins, des terrasses ou des balcons (en moyenne 1 500 prospections chaque année).

Les particuliers peuvent envoyer un formulaire de signalement à la collectivité en cas de nuisances anormales.

Les gestes à adopter sont les suivants :

Éliminer les eaux stagnantes au moins une fois par semaine (soucoupes, bidons, citernes, bassins…).
Vérifier le bon écoulement des eaux pluviales (gouttières, grilles d’évacuation…).
Se protéger des piqûres en utilisant des répulsifs et des moustiquaires.

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