Tae-Yeon Kim of South Korea pictured after finishing in second place at the final of the 2026 Queen Elisabeth Cello Competition, at the Brussels' Bozar concert hall, Saturday 30 May 2026. This year's edition of the competition for career-starting musicians takes place from 4 to 30 May. BELGA PHOTO EMILE WINDALTae-Yeon Kim of South Korea pictured after finishing in second place at the final of the 2026 Queen Elisabeth Cello Competition, at the Brussels' Bozar concert hall, Saturday 30 May 2026. This year's edition of the competition for career-starting musicians takes place from 4 to 30 May. BELGA PHOTO EMILE WINDALTae-Yeon Kim, 20 ans, très émue de sa seconde place au concours Reine Elisabeth, samedi soir à Bozar. ©BelgaimageBody language

Le reste du classement peut bien sûr susciter des regrets et des frustrations (Maria Zaitseva a clairement montré par son body language qu’elle n’était pas satisfaite de sa sixième place, et on aurait aimé par exemple qu’un Krzystof Michalski soit mieux distingué), mais il est en fait sans importance : dans la biographie officielle d’un musicien, on mentionnera soit qu’il a obtenu un des trois premiers prix du Concours, soit qu’il en a été lauréat, mais sans plus de détails.

Et c’est vrai, on a pu encore le mesurer durant tout le mois écoulé : se hisser en finale d’un tel concours est déjà un accomplissement qui en dit long sur les capacités d’un artiste. Et on a été particulièrement frappé, non pas d’un « niveau exceptionnellement haut » (lieu commun répété année après année), mais qu’aucun finaliste n’était nettement en dessous des autres ou n’avait réellement raté sa performance.

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Avec un jury comprenant peut-être un peu moins de stars qu’à l’habitude, mais dont tous les échos disent qu’il a fonctionné avec beaucoup de sérénité et de bienveillance, la troisième session de violoncelle, sans même avoir besoin des trois anniversaires dont on l’avait parée (150 ans de la naissance de la Reine Elisabeth et de Pablo Casals et 75 ans de la renaissance du Concours après la guerre), aura permis à l’instrument de gagner définitivement ses lettres de noblesse dans l’alternance quadriennale désormais bien établie entre le violon, le piano et le chant. Tout est-il donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Presque.

Leland Ko of the United States/ Canada pictured after finishing in third place at the final of the 2026 Queen Elisabeth Cello Competition, at the Brussels' Bozar concert hall, Saturday 30 May 2026. This year's edition of the competition for career-starting musicians takes place from 4 to 30 May. BELGA PHOTO EMILE WINDALLeland Ko of the United States/ Canada pictured after finishing in third place at the final of the 2026 Queen Elisabeth Cello Competition, at the Brussels' Bozar concert hall, Saturday 30 May 2026. This year's edition of the competition for career-starting musicians takes place from 4 to 30 May. BELGA PHOTO EMILE WINDALL’Américain Leland Ko a décroché la troisième place du concours, samedi soir à Bozar. ©BelgaimageGrands noms

Alors que le Concours avait aligné une série de grands noms pour ses commandes d’œuvres imposées ces dernières années, tant à l’international (Jarrell, Hosokawa, Mantovani, Widmann, Escaich…) qu’en Belgique (Ledoux et Defoort), on a pu être surpris de voir apparaître le nom de Fang Man, qui n’a pas un niveau équivalent de notoriété.

Son œuvre imposée s’est révélée, jour après jour, inutilement longue, sans qu’un niveau exceptionnel d’inspiration musicale justifie cette durée. Quand, en 2019, l’imposé avait été confié au Finlandais Kimmo Hakola, un peu moins prestigieux que les précités, on avait découvert une œuvre non seulement audible mais agréable, riche de potentialités tant pour le soliste que pour l’orchestre, et le compositeur avait reçu une ovation debout, fervente et chaleureuse, de la salle.

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On comprend d’ailleurs mal cette année que la direction artistique du Concours qui, dans son propre règlement, annonce une œuvre imposée de 10 à 15 min, ait accepté sans sourciller une composition qui en requiert près de 25, alourdissant inutilement la tâche des candidats et émoussant la capacité d’écoute du public. L’édition 2026 n’aurait été ni moins belle, ni moins réussie si on avait demandé à Madame Man de retailler sa Chrysanthème et son Prunus pour leur donner la concision de son Orchidée et de son Bambou.

Queen Mathilde of Belgium and the winner Ettore Pagano of Italy pictured after the final of the 2026 Queen Elisabeth Cello Competition, at the Brussels' Bozar concert hall, Saturday 30 May 2026. This year's edition of the competition for career-starting musicians takes place from 4 to 30 May. BELGA PHOTO EMILE WINDALQueen Mathilde of Belgium and the winner Ettore Pagano of Italy pictured after the final of the 2026 Queen Elisabeth Cello Competition, at the Brussels' Bozar concert hall, Saturday 30 May 2026. This year's edition of the competition for career-starting musicians takes place from 4 to 30 May. BELGA PHOTO EMILE WINDALLa reine Mathilde et Ettore Pagano, photographiés samedi soir à Bozar. ©Belgaimage