Un an après la mort de Fabian, renversé par la police, la famille souhaite que « justice soit faite »

Question changements, pourtant, rien à signaler. Les débats parlementaires se sont succédé, mais aucune réforme majeure en matière de poursuites policières ou de formation des forces de l’ordre en matière de gestion des risques n’a émergé, malgré les promesses de l’exécutif. Pire, le débat est inexistant. Rien ne permet d’affirmer qu’un drame similaire serait aujourd’hui moins probable qu’il ne l’était il y a un an.

Le contraste est frappant avec le dossier des trottinettes électriques. Là, les autorités ont agi. Contrôles renforcés, enquêtes sur les modèles non conformes, retraits du marché : l’État s’est saisi du problème… mais ne l’a pas résolu pour autant. Rien ne permet ici aussi de croire que la situation d’il y a un an ne se reproduirait pas.

Dans toute société, des mineurs transgressent parfois les règles. La question est de savoir comment les institutions réagissent lorsque cela arrive. L’affaire Fabian continue d’interpeller parce qu’au-delà du drame, rien n’a véritablement changé.