Autrement écrit, les souvenirs, les collections, les meubles, les frigos et congélateurs, la vaisselle et les jouets de la petite dernière (8 ans) sont restés dans les gravats et le couple n’a pu qu’observer de la prairie en face les opérations de démolition.

Bel élan de solidarité

Avec ses deux enfants (l’aînée vole aujourd’hui de ses propres ailes), la famille Lesage a rapidement bénéficié de la solidarité des voisins. Elle a ainsi pu passer les premières nuits dans la famille de la ferme Schalenbourg, tandis que la bourgmestre, Geneviève Bernard, a rapidement mis à disposition de la famille un logement du CPAS, à Limont.

Avec le recul, la famille Lesage estime qu’elle a de la chance dans ce malheur. C’est samedi que l’eau a fait des dégâts, d’abord en inondant de plusieurs centimètres la cour de l’ancienne ferme Hans, contiguë à la maison. « J’ai deux garages attenants à la maison de Wolf, explique Denis Hans. J’ai vu qu’un d’entre eux menaçait de s’écrouler sous le poids de la maison. L’eau avait creusé un grand trou et avait envahi les fondations de la maison du voisin. »

Une vie qui repart à zéro

Il fallait donc se résoudre à la démolition. Hier, dimanche, Wolf et son épouse, Audrey, sont revenus : ils étaient à la recherche d’un des trois chats, lequel miaulait dans le jardin, tandis que le chien avait été confié à la garde d’une des voisines.

Depuis ce lundi, ce sont les assurances qui prennent le relais pour permettre à la famille Lesage de construire une nouvelle demeure. Sa vie repart ainsi à zéro, elle qui avait acheté la maison en 2008.

« Le plus important, c’est que nous sommes encore en vie, conclut Wolf Lesage. Et que nous pouvons compter sur la solidarité des voisins et sur leur gentillesse. Ils nous ont d’ailleurs invités à partager leur repas. »

Geneviève Bernard : « On a évité un drame »

Madame la bourgmestre, on a évité le drame ce dimanche ?

Oui, les fondations de la maison se sont rapidement effondrées, et, déjà, les pompiers, lors de leur intervention à la ferme voisine, en avaient fait le constat. Ils ont donc demandé à la famille Lesage de quitter leur logement, dès dimanche matin. La maison était devenue trop instable et cela représentait un danger pour ses habitants. Qui ont donc été obligés de quitter leur habitation.

On a aussi constaté une belle solidarité.

Cette solidarité s’était déjà manifestée ce dernier samedi un peu partout dans le village, où on a constaté des grosses coulées de boues dans de nombreuses rues. Chacun s’y est mis pour nettoyer et aider les plus impactés. De notre côté, le CPAS, alerté dès dimanche matin, a rapidement mis à disposition un logement prévu à cet effet. La famille Lesage n’est donc pas sans toit. Et même s’ils ont tout perdu, ils peuvent compter sur la générosité de tous les Doncellois.