Dans la grande réforme des pensions portée par Jan Jambon (N-VA), ministre fédéral des Pensions, les conditions d’âge et de durée de carrière pour partir à la retraite de manière anticipée restent inchangées : il faut avoir au moins 60 ans et justifier de 44 années de carrière à cet âge, de 43 ans à 61 ou 62 ans, ou de 42 ans à partir de 63 ans. Ce qui change, en revanche, c’est la définition même d’une année de carrière.
À partir du 1er janvier 2027, pour qu’une année soit comptabilisée comme année de carrière, le travailleur devra avoir presté au moins 156 jours, contre 104 aujourd’hui. Cette règle — déjà applicable aux indépendants, qui doivent cotiser deux trimestres pour valider une année — s’appliquera à toutes les années de carrière, y compris celles déjà accomplies avant 2027. Seule exception : la première année d’entrée sur le marché du travail, pour laquelle 104 jours resteront suffisants.
Qu’est-ce que ce « pot » de 5 jours qui servirait de filet de sécurité ?
Un filet de sécurité devrait être prévu sous forme d’un “pot” de cinq jours dans lequel le travailleur pourra puiser pour compléter une ou plusieurs années n’atteignant pas le seuil de 156 jours. Un régime transitoire est également prévu pour ceux qui avaient atteint 59 ou 60 ans en 2025 : ils ne devront reporter leur retraite anticipée que d’un à deux ans respectivement.
La réforme ouvre par ailleurs, dès le 1er janvier prochain, une nouvelle voie de départ anticipé : ceux qui ont 60 ans et justifient de 42 années de carrière à raison de 234 jours prestés par an — soit au minimum à trois quarts-temps — pourront accéder à la retraite. Cette disposition vise à tenir compte des carrières longues et continues, sans pour autant assouplir les conditions pour les carrières plus fragmentées.
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