Tahiti, le 1er juin 2026 – Le cancer du col de l’utérus est le septième plus fréquent chez les femmes du Fenua. C’est dans ce contexte que l’Institut du Cancer de Polynésie française (ICPF) lance “Vahine, prends ta santé en main” en Juin pour sensibiliser au dépistage : un appel qui intervient alors que de trop nombreux cas sont encore diagnostiqués trop tardivement.
Selon les dernières données récoltées par l’ICPF, 49 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus ont été enregistrés entre 2019 et 2021, soit une moyenne de 16 cas par an. Plus inquiétant encore, près d’une patiente sur deux a moins de 50 ans au moment du diagnostic. En 2021, seuls 11,8 % des cas ont été diagnostiqués précocement, tandis que près des deux tiers l’ont été à un stade localement avancé ou métastatique. Ces diagnostics tardifs entraînent généralement des traitements plus lourds et diminuent les chances de guérison.
Pour améliorer cette situation, les modalités de dépistage ont évolué depuis février 2026. Les femmes âgées de 25 à 29 ans peuvent réaliser un frottis cervico-utérin tous les trois ans, pris en charge à 100 %. Entre 30 et 64 ans, le test HPV devient l’examen de référence et doit être effectué tous les cinq ans. Ces examens, rapides et indolores, permettent de détecter d’éventuelles anomalies avant qu’elles n’évoluent en cancer.
La vaccination reste également un levier majeur de prévention. Entièrement prise en charge pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, elle évite la majorité des cancers liés au HPV. En 2025, près de 3 000 doses ont été administrées en Polynésie française.
Pour information : le cancer du col de l’utérus est causé par le papillomavirus humain (HPV), un virus très répandu transmis lors des contacts sexuels. Souvent silencieuse, l’infection peut évoluer pendant plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes, ce qui rend le dépistage essentiel.
Durant tout le mois de juin, l’ICPF et la Direction de la santé organise des stands d’information, des journées de dépistage sans rendez-vous à Tahiti et Moorea, ainsi que des actions de sensibilisation dans plusieurs archipels. L’objectif : encourager les femmes à ne pas attendre l’apparition des symptômes pour consulter et rappeler que ce cancer figure parmi les rares cancers qui peuvent être évités grâce à la combinaison du dépistage et de la vaccination.