Le probable candidat à la présidentielle et président de Place publique développe cette éventuelle piste pour endiguer les scènes de violences chez les plus jeunes.

Les violences passées, après le match PSG-Arsenal samedi soir, les propositions pleuvent pour mieux gérer les débordements. À droite et chez les nationalistes, on défend la suspension des allocations familiales ou le rétablissement des peines planchers. Raphaël Glucksmann, président de Place publique et candidat putatif à l’Élysée, met en avant l’une des propositions émises dans son livre, Nous avons encore envie (Allary Éditions), publié la semaine dernière : «Un service civique obligatoire universel de dix mois pour tous les jeunes français», précise-t-il sur BFMTV/RMC ce mardi.

D’après le bilan du ministère de l’Intérieur, Laurent Nuñez, 890 personnes ont été interpellées dans la soirée de samedi à dimanche, soit une hausse de 45% par rapport à 2025. Ce qui convainc le responsable social-démocrate de la nécessité de «former une jeunesse française et (d’)apprendre à servir le commun». Un service qui serait destiné «à toute une classe d’âge» et pour répondre à ce que le député européen appelle «la crise de l’intégration».


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«On apprend à être citoyens»

Le responsable politique, qui martèle qu’il ne doit «y avoir aucune forme de laxisme avec les casseurs», décrit comment il imagine ce service civique : «On va dans les EHPAD, on travaille sur la transition écologique, on va dans les écoles». Et insiste : «On apprend à être citoyens». Cette proposition est en réalité une vieille marotte, mais rarement posée à gauche. En 2007, Nicolas Sarkozy plaidait pour réintroduire le service militaire.

«On a supprimé le service militaire, sans même se poser la question à qui il servait. Quelle était sa fonction sociale intégratrice ?», s’interroge Raphaël Glucksmann, qui s’est donné trois mois pour trancher sur ses ambitions élyséennes. «Avant, il y avait des structures collectives, type grands partis politiques, des syndicats qui intégraient. On devenait français, citoyens. Les élites françaises n’ont pas réfléchi à le remplacer par autre chose», assure-t-il.