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« Sans l’intelligence artificielle, nous aurions besoin de 290 nouvelles personnes pour cette tâche »

L’IA pourra également être déployée pour l’obligation légale d’identification des clients. « Sans l’intelligence artificielle, nous aurions besoin de 290 nouvelles personnes pour cette tâche », avance M. Anseeuw.

En trois ans de temps, l’IA devrait ainsi permettre à la banque de se passer de 1.000 fonctions, soit 10% des effectifs actuels. Chaque année, un demi-millier de personnes quittent BNP Paribas Fortis, soit sur base volontaire, soit pour accéder à la pension. Ces postes ne feront pas automatiquement l’objet d’un remplacement, certaines tâches associées étant appelées à être automatisées via des solutions d’IA.

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Mais la banque souhaite encore miser sur le capital humain et continuera à engager entre 300 à 400 personnes chaque année. « Nous voulons faire la différence avec le reste du marché sur ce point, notamment par le biais d’investissements dans l’expertise de nos collaborateurs à travers des formations, et en renforçant la diversité », poursuit M. Anseeuw.

Cette opération n’a pas été accueillie chaleureusement par les syndicats.

La sous-traitance sera aussi accentuée après une première manœuvre en ce sens début de cette année lors du transfert de 580 collaborateurs du service client vers une filiale belge de la société de consultance Accenture.

Cette opération n’a pas été accueillie chaleureusement par les syndicats, mais Michael Anseeuw insiste sur le fait qu’il entend maintenir le dialogue avec les représentants du personnel. Aucune grosse coupe dans les effectifs n’est prévue à moyen terme, a-t-il ajouté.

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Le regard de BNP Paribas Fortis se porte aussi vers sa clientèle dont elle entend gonfler les rangs de 100.000 personnes par an. Le rajeunissement constituera un objectif. Pour ce faire, la banque contacte directement des clients du segment Private Banking pour voir si ceux-ci acceptent que leur progéniture soit sollicitée par l’institution financière. Quelque 2.000 clients ont ainsi signé une « approche famille », selon le CEO.

Sur le plan financier, la banque espère poursuivre sur sa croissance annuelle moyenne des revenus de 9% ces prochaines années et vise une rentabilité des fonds propres normatifs (RoNE) à 22% en 2028 et 25% d’ici 2030.