Après l’horreur de la Grande Guerre, Paris est prise d’une fureur de vivre. L’époque est à l’insouciance. On veut s’amuser, créer sans contrainte. Cette effervescence sociale et culturelle attire intellectuels et artistes du monde entier, parmi lesquels l’Américain Hemingway, l’Espagnol Picasso, l’Italien Modigliani ou le Japonais Foujita.

Nuits d’ivresse

Des quartiers de la capitale deviennent des « spots » festifs. A Montparnasse, les établissements tels La Coupole, Le Dôme, la Rotonde accueillent une population d’artistes et d’intellectuels venus brûler leur jeunesse dans des nuits d’ivresse rythmées par le jazz, importée en France par les soldats afro-américains. Le Bal Bullier, situé entre le Luxembourg et Port Royal, est un haut lieu de la fête parisienne. La salle de bal de 1100m2 accueille une population estudiantine à laquelle se mêlent artistes, grisettes, gourgandines et autres individus interlopes.

Créativité et modernité

Un vent de créativité et de modernité souffle sur l’époque. L’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 (« Art déco ») attire plus de 16 millions de visiteurs. C’est le triomphe des formes géométriques et épurées. Le style Art Déco va rayonner mondialement et inspirer tant l’architecture, la joaillerie que le design industriel. A l’image de l’usine Citroën située à l’emplacement de l’actuel Parc André-Citroën, dans le sud de la capitale. Fermée en 1975, elle a représenté l’essor de l’automobile, du travail à la chaîne et l’émergence du monde ouvrier (plus de 30 000 chez Citroën en 1928).

Zone interdite

Cette flamboyance ne doit pas faire oublier la misère qui fleurit autour de Paris. Dans cette « zone », dite des fortifs, surgissent des bidonvilles. Au début des années 20, on commence par assainir ces zones de non-droits pour construire des HLM mais aussi la Cité Universitaire du XIVe arrondissement.

Laissez-vous guider, mardi 2 juin à 21h10 sur France 2