Deux nouvelles interpellations près de Lyon. Un couple a été arrêté mercredi matin dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Onze personnes sont désormais entendues par les enquêteurs. Une « bataille rangée » s’était déclarée entre « membres de l’ultragauche et de l’ultradroite », selon une source proche du dossier, à la suite de laquelle le jeune homme de 23 ans s’était retrouvé isolé.
Les gardes à vue sont prolongées. Les gardes à vue des neuf personnes interpellées mardi sont prolongées de 24 heures, a annoncé le parquet de Lyon.
Parmi ces suspects figurent trois proches de Raphaël Arnault. Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire, ainsi qu’un second assistant parlementaire et un ancien stagiaire du député LFI, selon des sources proches de l’enquête.
Jacques-Élie Favrot est « dévasté » mais « reconnaît des violences ». Selon l’avocat du collaborateur de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot « a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, en tous les cas la commission de violences et sa présence sur les lieux » mais « a indiqué qu’il n’était pas l’auteur des coups qui ont provoqué le décès de M. Deranque ». Me Bertrand Sayn, qui a précisé que pour M. Favrot, « il ne s’agissait en aucun cas d’un guet-apens ».
Une minute de silence observée au Sénat. « Le lynchage à mort de Quentin Deranque, nous a tous horrifiés, j’ai avec vous une pensée à ces proches. Comment ce qui doit rester dans le cadre du débat d’idée doit conduire à une telle tragédie ? », s’est interrogé le président du Sénat, Gérard Larcher.
Des vives tensions politiques. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé mercredi LFI à « exclure » Raphaël Arnault de son groupe de députés. En retour, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a accusé le gouvernement de montrer un « mépris absolu de la séparation des pouvoirs » et affirmé que le député Insoumis n’était « absolument pas concerné par l’enquête en cours ».
Le siège de LFI à Paris « évacué suite à une menace à la bombe ». Le siège national de LFI à Paris a dû être brièvement évacué mercredi en raison d’une alerte à la bombe et plusieurs candidats aux municipales se disent violemment pris à partie sur le terrain et les réseaux sociaux.