« Pour moi, l’essentiel, c’est l’écriture imaginative. C’est pour cela que je suis devenu écrivain : pour inventer, raconter, créer », confie Salman Rushdie, ici le 1ᵉʳ juin 2026, à Paris. MARIE ROUGE POUR « LE NOUVEL OBS »
La mort hante le nouveau livre de Salman Rushdie, premier texte de fiction que l’écrivain, né à Bombay en 1947, publie après « le Couteau », son récit de l’attaque dont il a été la victime le 12 août 2022, lors d’un festival littéraire aux Etats-Unis. Dans « la Onzième Heure », deux vieux amis se chamaillent à longueur de journée jusqu’à ce qu’un tsunami vienne ravager les alentours. Après son décès, un éminent professeur constate qu’il a toujours accès à son bureau, et son fantôme y voit une occasion de se venger du chairman de l’université qui lui a fait une crasse il y a bien des années.
Truffé de références littéraires, composé de deux nouvelles et de trois novellas (des courts romans comportant des chapitres), le texte témoigne de l’imagination toujours aussi vive de l’écrivain, de son goût pour l’expérimentation sous toutes ses formes, mais aussi d’une manière nouvelle, plus apai…
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