Pour la ministre, deux pistes se dégagent clairement : la remise au travail des malades de longue durée, ainsi qu’une révision du statut BIM (Bénéficiaire d’Intervention Majorée), un avantage destiné aux personnes à faibles revenus.
Dans son explication, Éléonore Simonet souligne l’attribution « automatique » de ce statut, dont bénéficient actuellement près de 2.4 millions de Belges. Et, pour prouver son argument, la ministre fédérale peut compter sur un argument de taille : son expérience personnelle.
Sous le regard surpris de Martin Buxant, Éléonore Simonet sort alors un document officiel de sa mutuelle, et s’explique. « Je trouve ça un peu cocasse, je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer, mais j’ai moi-même été démarchée par ma mutuelle afin d’obtenir ce statut BIM. »
Une situation surprenante, à laquelle la ministre ne s’attendait pas. « Mes revenus sont publics, on m’a fait du démarchage pour savoir si j’entrais dans les conditions », souligne-t-elle. Simple erreur administrative, ou preuve d’un besoin de réforme profond ?