CRITIQUE – Joué pour la première fois à Bastille, l’opéra d’Antonia Bembo retrouvé par le chef Leonardo Garcia-Alarcon manque de tension dramatique pour emporter le public. Reste une distribution de haut vol.

Le rayonnement et la force de persuasion du chef Leonardo Garcia-Alarcon sont irrésistibles. Cette fois, pourtant, il n’est pas arrivé à nous convaincre qu’il avait trouvé le chef-d’œuvre oublié. Ercole amante  est un opéra écrit en 1707 par la compositrice italienne Antonia Bembo, accueillie par la cour de Louis XIV. Le maestro argentin en a consulté la partition à la Bibliothèque nationale de France et s’est pris de passion pour cette œuvre jamais jouée, en laquelle il voit un exemple des « goûts réunis », entre bel canto italien et tragédie lyrique française.

À première écoute, on y entend plutôt un objet composite. Certes, quelques pages sont étonnantes, dont un trio, un chœur et une scène du sommeil d’une grande intensité. Mais les récitatifs sont (très) longs et la construction délayée, sans cette tension dramatique qui faisait le génie du maître de Bembo, le grand Cavalli, auteur d’un Ercole inoubliable sur le même livret.

Cette impression de longueur est accentuée par la réalisation…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 68% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous